‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 45 sur 163 · Éd. Calmano-Lévy, p · texte numérisé non relu

Éd. Calmano-Lévy, p

— Dumas riLs, L’étrangère, TI, sc. 1‘; Tirer, tuer le premier, et me retourner vers l’autre, fut l'affaire d’une seconde.

Il n’est pas rare detrouver un autré verbe que étre comme prédicat de la phrase. La tournure ne paraît pas encore bien générale au xvirt siècle, puisque l'Académie française, à propos de ce vers de Corneille :

Et paroître à la cour eût hasardé ma tête,

observe : « Il falloit dire c’est été hasarder ma tête ; car on ne peut faire un substantif de paroître pour régir eñt hasardé » ?. Cependant il y a des spécimens de cette « licence » dès le début de la période qui nous occupe :

DESCARTES, Quatrième méditation 3 : Quoy qu’il semble que pouvoir tromper soit une marque de subtilité, ou de puissance, toutesfois vouloir tromper témoigne sans doute de la faiblesse ou de la malice. — BoiLEAU, Lettre à Racine (1697) + : Ce seroit une chose bien étrange, si-soutenir qu'on doit aimer Dieu s’appeloit écrire contre les jésuites. — Lettre à Brossette (7 janvier 1709) 5 : Wivre, et voir le jour, font deux synonymes. — BossueT, Discours sur l'histoire, I, ch. XVII 6 : Étre sorti d'Abraham selon la chair, leur paroissoit une distinction qui les mettoit audessus de tous les autres. — La BRUYÈRE, Les caractères, Du mérite personnel ï; Il ne manque cependant à l’oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire, et être tranquille, s’appelät travailler. — 1b., Du cœur # : Parler sans cesse à un grand que l’on sert, en des lieux et en des

1. Éd. Calmann Lévy, p. 69. | 2. Œuvres complètes de P. Corneille, Paris, Hachette, 1882, II, p. 103.

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