Éd. Servois, I, p
temps où il convient le moins, lui parler, à l'oreille ou en des termes mystérieux, rire jusqu’à éclater en sa présence, lui couper la parole, se mettre entre lui et ceux qui lui parlent, dédaizner ceux qui viennent faire leur cour, ou attendre impatiemment qu'ils se retirent, se mettre proche de lui en une posture trop libre, figurer avec lui le dos appuyé à une cheminée, le tirer par son habit, lui marcher sur les talons, faire le familier, prendre des libertés, marquent mieux un fat qu'unfavori. — Jb., Des grands : : Je sais. qu'il leur arrive en plusieurs rencontres que laisser dire les empêche de faire.
VozraiRE, Leitre à M. Gideville (21 avril 1733) * très-sage cardinal de Fleury voudra que le roi jouisse a l'annate aussi longtemps que faire se pourra. — RoussEAU, La nouvelle Héloïse, TI, lettre XXII 3 : La mort ne fait de mal à personne ! J'entends; mourir à nos dépens ne t'importe guère, tu comptes pour rien nos regrets.
Me DE SrTaËL, Delphine, II, lettre XLI + : Les médecins disent que l’effrayer sur son état pourrait lui faire mal. LAMARTINE, Histoire des Girondins, XXXV, ch. VI s : Sacrifier la nature aux lois parait beau au premier coup d'œil ; mais la consanguinité aussi est une loi. — Huco, Lettre à Adolphe Trébuch (23 septembre 1822) f : Il m'a beaucoup parlé des monuments de Lohmariaker, des pierres de Carnac, etc., et les voir avec cet illustre ami afouterait sans doute au grand attrait du voyage. — Musser, Comédies et broverbes, avant-propos 7 : Voler une pensée, un mot, doit être regardé comme un crime en littérature. — La nuit vénitienne, sc. 18: Quitter une femme te cotait quelques larmes ; en éfre quitié te coûtait un sourire. — SanD, Les maîtres sonneurs, IV ° : Vouloir et pouvoir sont deux ;
. Éd. Moland, I, P- 146.
. Éd. Garnier, p. 324.
. Éd. Garnier, p. 216.
Éd. Furne-Coquebert, V, p. 73.
. Correspondance, I, p. 32.
. Éd. Charpentier, p. 143.
. Éd. Lebègue, t. I, p. 62.
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songer et fldter différent grandement. — 1b., V ': Faire se pourrait que tu en eusses regret plus tard. — Cousin, La philosophie de Locke? : Voir et sentir, juger et comprendre, n'épuisent pas le fait complexe soumis à notre analyse. — Dauper, Jack, I, ch. VII 5: Votre mère n’est peutêtre pas aussi malade, et vous voir lui fera du bien. — Maur PASSANT, Pierre et Jean, « Le Roman » + : Faire vrai consiste donc à donner l'illusion complète du vrai, suivant lalogique ordinaire des faits. |
Dans les deux derniers cas que nous avons discutés, le sentiment produit son effet. L’infinitif substantivé, réduit au rôle d’un nom abstrait, perd peu à peu son importance stylistique, et n'offre plus que la simple notion verbale dénuée de tout caractère affectif. L’infinitif sans article. au contraire, se détache du prédicat, devant lequel il est remplacé par un-pronom démonstratif $ ; puis il évolue de la même façon que dans la phrase simple. Cette tendance à se développer d’après les lois rythmiques que suit émotion de l’auteur, a été déjà constatée dans quelques-uns des exemples précédents 6. Elle s’accentue dans les phrases que voici :
MoLIÈRE, Le Sicilien, sc. Il 7 : Mais ne pouvoir trouver aucune occasion de parler à ce qu’on adore, ne pouvoir savoir
d’une belle si l'amour qu'inspirent ses yeux est pour lui plaire, ou lui déplaire, c’est la plus fdcheuse, à mon gré, de