‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 56 sur 163 · Éd. Charpentier, p · texte numérisé non relu

Éd. Charpentier, p

. Sensine, p. 352.

Éd. Lemerre, p. 255.

. Éd. Despois-Mesnard, III, p. 394.

. Éd. Olleris, P- 3. . Éd, Danton, p. 93.

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\ 84 | CHAPITRE Ill

D'un côté, dire que la liberté de l’homme est imaginaire, c’est étouffer la voix et le sentiment de toute la nature ; c’est se démentir sans pudeur ; c'est nier ce qu’on porte de plus certain au fond de soi-même ; c'est vouloir réduire un homme à croire qu'il ne peut jamais choisir entre les deux partis sur lesquels il délibère de bonne foi en toute occasion. D'un autre côté, avouer que l’homme est véritablement libre, c’est reconnaître en lui un principe qui ne peut jamais être expliqué sérieusement par les combinaisons d’atomes et par les lois du mouvement local, qu'on doit supposer toutes également nécessaires et essentielles à la matière, dès qu'on nie le premier moteur. — 1b., ib. * : Le mettre hors de l'existence actuelle au rang des choses purement possibles, c’est anéantir son idée, c’est changer son essence ; par conséquent ce n’est plus lui ; c’est prendre un autre être pour lui, afin de pouvoir s’en imaginer ce qui ne peut jamais lui convenir ; c’est détruire la supposition ; c’est se contredire soi-même.— La BRUYÈRE, Caractères, De l’homme * : Les hommes. dans le cœur veulent être estimés, et ils cachent avec soin l'envie qu'ils ont d’être estimés ; parce que les hommes veulent passer pour vertueux, et que vouloir tirer de la vertu tout autre avantage que la même vertu, je veux dire l’estimeet les louanges, ce ne serait plus être vertueux, mais aimer l'estime et les louanges, ou étre vain ; les hommes sont très vains, et ils ne haïssent rien tant que de passer pour tels. — Jb., Des esprits forts : Vouloir rendre raison de Dieu, de ses perfections, et, si j’ose ainsi parler, de ses actions, c'est aller plus loin que les anciens philosophes, que les Apôtres, que les premiers docteurs ; mais ce n’est pas rencontrer si juste, c’est creuser longtemps et profondément, sans trouver les sources de la vérité.

Rousseau, La nouvelle Héloïse, V, lettre II + : Quoi? forcer un enfant d'étudier les langues qu’il ne parlera jamais, même avant qu’il ait bien appris la sienne ; lui faire inces-

. Éd. Danton, p. 128.

. Éd. Servois. I, p. 31.

. II, p. 246.

. Éd. Garnier, p. 494.

samment répéter et construire des vers qu’il n’entend point, et dont toute l’harmonie n’est pour lui qu’au bout de ses doigts ; embrouiller son esprit de cercles et de sphères dont il n'a pas la moindre idée, l’accabler de mille noms de villes et de rivières qu'il confond sans cesse et qu’il rapprend tous les jours ; est-ce cultiver sa mémoire au profit de son Jugement ? et tout ce frivole acquis vaut-il une seule des larmes qu'il lui coûte ? |

CHATEAUBRIAND, Le génie du christianisme, Il, livre IV, ch. XV : : Quitter les campagnes des mânes heureux pour revenir dans ce monde, c’étoit passer d’un état parfait à un état qui l'étoit moins ; c’étoit rentrer dans le cercle, renaître pour mourir, voir ce qu'on avoit vu. — LAMARTINE, Raphaël, CXIV 2 : Souffrir ainsi, est-ce donc souffrir ou jouir ? Non : Vivre ainsi, c'est mourir, il est vrai; mais c’est mourir quelques années plus tôt à cette misérable vie, pour vivre d'avance d’une vie doublée en nous ! — Huco, Les misérables, I, livre VII, ch. III 5 : Laisser s’accomplir cette méprise de la destinée et des hommes, ne pas l’empécher, s’y préler par son silence, ne rien faire enfin, c'était faire tout ! c'était le dernier degré de l’indignité hypocrite ! c'était un crime bas, lâche, sournois, abject, hideux ! — Ib., IV, livre IT, ch. [4:11 se disait que-cette enfant avait le droit de connaître la vie avant d’y renoncer, que lui retrancher, d'avance et en quelque sorte sans la consulter, toutes les joies sous prétexte de lui sauver toutes les épreuves, profiter de son ignorance et de son isolement pour lui faire une vocation artificielle, c'était dénaturer une créature humaine, et nentir à Dieu. — Cousin, La philosophie de Locke ÿ : Agir librement, Cest faire une action avec la conscience de pouvoir ne pas la faire; .. commencer une action pouvant ne la pas commencer, c'est avoir préféré la commencer ; la continuer pouvant la suspendre, c'est avoir préféré la continuer ; la merer à

. Éd. Garnier, p. 302.

. Éd. Perrotin, p. 283.

. Éd. Lacroix, t. IL, p. 199.

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