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86 CHAPITRE Ill
fin pouvant l'abandonner, c'est avoir préféré l'accomplir. — MaUPASsANT, Pierreet Jean, « Le Roman » : : Coutester le droit d’un.-écrivain de faire une œuvre poétique ou une œuvre réaliste, c’est vouloir le forcer à modifier son tempérament, récuser son originalité, ne pas lui permmeltre de se servir de l’œil et de l'intelligence que la nature lui a donnés. Lui reprocher de voir les choses belles ou laides, petites ou épiques, gracieuses ou sinistres, c’est lui reprocher d’être conformé de telle ou telle façon et de ne pas avoir une vision concordant avec la nôtre. — PRÉvOsT, Lettres à Françoise, X ? : Être cultivé, ce nes! pas, avons-nous dit, étre érudit en quoi que ce soit : c’est n'élre, en quoi que ce soit, un igno— rant.
Les procédés ordinaires, suivis dans les exemples que nous venons de citer, sont le développement d’un des termes. de l’équation ou bien la juxtaposition d’une série de phrases présentant le même type. Ils s'appliquent surtout dans le raisonnement, où il importe de marquer avec force l’identité des faits qui mènent à la conclusion désirée.
Ici encore, une forte émotion sépare les parties de la phrase, conformément aux principes posés au début de notre étude :
Marivaux, La double inconstance, IL, sc. VI 3 : Le seigneur: Il faudra que je m'en aille dans mes terres, car je suiscomme exilé. Arlequin : Comment ? Etre exilé ! Mais ce m'est point vous faire d'autre mal que de vous envoyer manger votre bien chez vous ! — Les fausses confidences, II, sc. XII + : Vous donner mon portrait ! Songez-vous que ce serait avouer que je vous aime ?
Le gérondif remplace le premier infinitif dans :
. Éd. Ollendorff, p. 1x.
. Éd. Lemerre, p. 104.
. Éd. Laplace-Sanchez, p. 255.