Éd. Danton, p
partie de l’univers ; et comme les changements successifs de cette matière n’ont pu avoir qu'un nombre borné, :/ ne faut admettre dans les différentes combinaisons que celles que le hasard produit d'ordinaire, à moins qu’on ne reconnaisse une sagesse supérieure qui ait fait avec un art parfait les arrangements que le hasard n'aurait su faire. — Jb., II, ch. Il: : Jl faut donc, ou renoncer pour jamais à toute raison, ce que je ne suis pas libre de faire, ou suivre mes idées claires sans crainte de me tromper. — Jb., II, ch. III 2 : En un mot, tous les corps et toutes les pensées de l'univers ne faisant tous ensemble qu’un seul être simple, réellement un et indivisible, 5] faudrait brouiller toutes les idées, confondre toutes les natures et propriétés, renoncer à toutes les distinctions, attribuer à la pensée toutes les qualités sensibles des corps, et aux corps toutes les pensées des êtres pensants : i/ faudrait attribuer à chaque corps toutes les modifications de tous les corps et de tous les esprits : 4! faudrait conclure que chaque partie est le tout, et que chaque partie est aussi chacune des autres parties : <e qui ferait un monstre dont la raison a honte et horreur. — La BRUYÈRE, Caractères, De la ville 3 : Apprenez du moindre avocat qu’il faut paroître accablé d’affaires, froncer le sourcil, et réver à rien très-profondément ; savoir à propos perdre le boire et le manger, ne faire qu'apparoir dans sa maison, s’évanouir et se perdre comme un fantôme dans le sombre de son cabinet ; se cacher au public, éviter le théâtre, le laisser à ceux qui ne courent aucun risque à s’y montrer, qui en ont à peine le loisir, aux Gomons, aux Duhamels.
MONTESQUIEU, Considérations, XI + : Fallut-il faire la guerre à Sertorius ? on en donna la commission à Pom-. pée. Fallut-il la faire à Mithridate ? tout le monde cria Pompée. — VOLTAIRE, Candide, XXII 5 : L’homme de
. Éd. Danton, p. 126.
. Éd. Servois, I, p. 278-279.
. Éd. Jullian, p. 110.
. Éd. Dillaye, IL, p. 94.
Un RS D
goût... prouva en peu de mots que ce n’était pas assez d'amener une ou deux de ces situations .qu’on trouve dans. tous les romans, et qui séduisent toujours les spectateurs ; mais qu’il faut étre neuf sans être bizarre, souvent sublime, et toujours naturel ; connaître le cœur humain et le. faire parler ; être grand poëte, sans que jamais aucun personnage de la pièce paraisse poëte, savoir parfaitement sa langue, la parler avec pureté, avec une harmonie continue, sans. que jamais la rime coûte rien au sens. |
CHATEAUBRIAND, Le génie du christianisme, IV, livre IV, ch. 1 : 1! falloit percer des forêts profondes, franchir des. marais impraticables, traverser des fleuves dangereux, gravir des rochers inaccessibles ; 5! falloit affronter des nations. cruelles, superstitieuses et jalouses ; 2/ falloit surmonter dans. les unes l'ignorance et la barbarie, dans les autres les préjugés de la civilisation : tant d’obstacles ne purent les arrèter. — Vicny, Séllo, XXXII ? : I! a fallu à l'impitoyable. sophistiqueur souffler, comme un alchimiste patient, sur la poussière dès preiniers livres, sur les cendres des premiers docteurs, sur la poudre des bûchers indiens et des repas. anthropophages, pour en faire sortir l’étincelle incendiaire de la fatale idée. J] lui a fallu Irouver et écrire en relief les. paroles de cet Origène qui fut un Abeïlard volontaire : première immolation et premier sophisme, dont il crut découvrir aussi le principe dans l'Évangile. — FLAUBERT, M Bovary, IL ch. V 5 : Il fallait continuer à sourire, s’en-. tendre répéter qu'elle était heureuse, faire semblant de l'être, le laisser croire?
La période se développe au moyen d’une série d’infinitifs accompagnés de leurs compléments ; elle est scandée- - par la répétition du verbe falloir. Quand on veut insister sur l’idée de nécessité, on répète le verbe impersonnel devant chaque infinitif.