Éd. Lalanne, IL, p
s. Éd. Monmerqué, IV, p. 72.
autre dit : « Nous avons été joliment téméraires : nous n'étions que sept mille hommes, nous en avons attaqué vingt-six ; aussi faut voir comme nous avons été frottés. »
Aux xvir* et xix° siècles, la langue familière ou populaire continue de ne pas s’en servir devant falloir : :
MakivAUX, L'île de la raison, I, sc. XIV : : Ils valont mieux que moi : je sis le pire de tous : faut les secourir. — 16.,1b. 3: Morgué ! faudrait se mettre à genoux pour acouter voute bon sens. — L’heureux stratagème, T, sc. III + : Faut point mourir, ça gâte tout ; avisons plutôt à queuque manigance.
Vicny, Stello, XXII 5 :« Le citoyen Robespierre est malade, me dit-il d’un ton de voix clair et très impérieux, en fronçant ses petits sourcils blonds. Faut venir à deux heures le voir ». — SAND, Les maîtres sonneurs,'T 6 : Au catéchisme... faut se supporter ou s'entr'aider cinq ou six heures par jour. — MaAUPASsANT, Le noyé 7 : Faut croire que j'ai rêvé p'isqu’il n’se montre point. — BoURGET, Le démon de midi, XV 8 : Ça n’est rien. Nous vous tirerons de là. Mais, montrant le revolver,... faudrait pas recommencer.
La langue populaire du xix° siècle, continuant la tradition du moyen âge, obéit à cet égard à une tendance stylistique qui néglige les rapports grammaticaux pour placer au début de la phrase le terme le plus expressif. On trouve d’ailleurs, en français moderne, d’autres restes de la vieille
1. Cf. W. van der Molen, Le subjonctif, sa valeur psychologique et son emploi dans la langue parlée, thèse d'Amsterdam, 1923, p. 65 sqq.