‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 77 sur 163 · Cf. Kjellman, op. cit., p. 55 note · texte numérisé non relu

Cf. Kjellman, op. cit., p. 55 note

3. Comme d’ailleurs à quoi bon et il vaut mieux ; cf. Haase, op. cit., P. 296 sqq.

. Éd. Garnier, p. 152.

. Éd. Adam-Tannery, VI, p. 4.

. Éd. Monmerqué, IV, p. 312.

. Éd. Danton, p. 115.

. Éd. Laplace-Sanchez, p. 362.

Éd. Perrotin, p. 65-66.

. Éd. Calmann Lévy, p. 393.

O © œu ou BR

Philomène, l'‘ : Après ce silence quise lamente, après tous ces bruits sourds de la maladie, de la souffrance, de l’agonie, de la mort, 5] lui semble, dans ces cris et ces vagissements de nouveau-nés, entendre vivre, entendre crier la vie.

Voici un spécimen du premier type :

CHERBULIEZ, Un cheval de Phidias * : Son âme s’ennoblit plus qu’il ne semble appartenir à son espèce.

Sembler, verbe personnel, est pareillement suivi de l’inftif pur : |

MALHERBE, Les épîtres de Sénèque, LXXXI ? : Si quelque chose semble avoir de l’aigreur, il l’adoucit par une bonne interprétation. — PascaL, Pensées 3 : Cette famille, ou ce peuple, est le plus ancien qui soit en la connaissance des hommes, ce qui me semble lui attirer une vénération particulière. — RACINE, Précis historique + :‘La saison sembloit cons- Pirer avec eux. — SAINT-SIMON, Mémoires 5 : La fortune. sembla lui en vouloir payer l'intérêt.

LESAGE, Gil Blas, I, ch. II £ : Il se jeta d’abord sur l’omelette avec tant d’avidité, qu'il semblait n'avoir mangé de trois jours. — MonNTESQUIEU, Lettres persanes, XXXV 7: Fai souvent admiré les secrets de la Providence, qui semble les avoir voulu préparer par là à la conversion générale. — VOLTAIRE, Le siècle de Lows XIV, XVII $ : Ni Louis XIV, ni son conseil, n’eurent ces vues qui semblaient devoir se présenter à eux.

Vicwy, Daphné, IV » : Mais en même temps le noir Doc-

. Éd. Lemerre, p. 7.

. Sensine, p. 432.

Éd. Lalanne, Il, p. 628.

Éd. Havet, XIV, 4, p. 310.

Éd. Mesnard, V, p. 257.

Éd. Boislisle, X, p. 339.

Éd. Garnier, I, p. 8.

. Éd. Zeller, p. 178.

. Éd. Gregh, p. 49.

D œyumnEs Nr

teur. découvrit et lui montra silencieusement une statue inconnue, qui sembla, dès qu’elle fut à la lumière, considérer le Christet lui parler. — Dumas PÈRE, Les trois mousquetaires, XX VIII : : Cet homme... était devenu un admirable geôlier : 12 semblait tout prévoir, tout deviner, tout prévenir. — FLAUBERT, M®° Borarv, III, ch. 1: : Le Suisse, à l'écart. s'indignait... contre cet individu... 1J Jui semblait se conduire d’une façon monstrueuse, le rouler en quelque sorte. et presque commettre un sacrilège.

Comme sembler, paraïtre se prète à l'usage impersonnel avec un infinitif :

FRANCE, L'ile des pingouins, Ü, ch. VII 5 : Après six mois d’études et de prières, il lui parut bien avoir trouvé ce qu'il cherchait.

Toutefois l’emploi personnel est beaucoup plus fréquent :

M" DE SÉVIGNÉ, Lettre à M° de Grignan (22 décembre 1675) +: Je n'ai pas attendu... votre lettre pour écrire à M. de Pompone... ; j'en avois demandé conseil à d'Hacqueville... ; il #1 paraît beaucoup espérer de ce côté-là. — BoiLEAU, Lettre à Maucroix (29 avril 1695) 5 : Elle [la grâce] ne paraît pas s'être répandue de la mème sorte sur le pauvre M. Cassandre. — FÉNELON, Traité de l’existence de Dieu, I, ch. II 6 : Ainsi ce qui paraît le plus à nous, et étre le fond de nous-mêmes, je veux dire notre raison, est ce qui nous est le moins propre. — SAINT-SIMON, Mémoires 7 : La vie et la conduite d'une si fameuse maîtresse. . .”’a paru être une chose assez curieuse pour s’y étendre, et l'effet de sa mort propre à caractériser la cour. ,

. Éd. Nelson, II, P- 355:

. Éd. Charpentier, p. 266.

. Éd.Calmann Lévy, p. 83.

. Éd.Monmerqué, IV, p. 289.

. Éd. Amar, IV, p. 221.

. Éd. Danton, p. 62.

. Éd. Boislisle, XV, p. 107.

S. EunGa. — La proposition infinitive. 9

J Ou $ D

LEsAGE, Gil Blas, I, ch. IIT ‘ : À cette manière d’interroger, qui me parut bien valoir la question dont le muletier nous avait fait fête, je leur répondis que j'étais un jeune homme d’Oviédoqui allait à Salamanque.— VOLTAIRE, Lettre à M. Thiriot (octobre 1724) * : Davou me parut avoir de l'esprit.

Vicny, Daphné, IV 3 : Sa main droite était pleine de son sang puisé dans cette blessure et qu’il paraissait offrir en libation à la terre, ou jeter au ciel avec reproche, ou montrer au Christ suspendu sur le bois sacré, en lui disant quelque chose.

Ni dans l’emploi personnel, ni dans l’impersonnel, sembler et paraître, suivis d’un infinitif, ne se prêtent au développement oratoire. Lesexemples cités ne sont qu’un commencement auprès de 5] faut, il vaut mieux et à quoi bon.

Pour expliquer le passage de sembler et paraître de l’emploi personnel à l’impersonnel, il convient de rappeler ici les cas où un verbe impersonnel se fait précéder d’un auxiliaire. En voici des exemples :

MALHERBE, Lettres à Peiresc (17 octobre 1613) +: Il vient de me ressouvenir de la dame de l’atour. — Mr° pE SÉVIGKÉ, Lettre à Mr° de Grignan (16 novembre 1675) $ : 11 m'est venu voir un président avec qui jai une affaire. — Racine, Lettre à M. Vitart (17 janvier 1662) $ : Il ne cesse de pleuvoir depuis trois jours. — MoLiÈRE, La crilique de P École des femmes, sc. VI 7 : Il ne sauroit y avoir ni mariape ni reconnoissance. — BoiLEAU, Lettre à Brossette (7 janvier 1709) : Dans le moment que je vous parle, 5] me vient de

Éd. Garnier, I, p. 13.

Éd. Moland, I, p. 81.

. Éd. Gregh, p. 50.

Éd. Lalanne, III, p. 352.

Éd. Monmerqué, IV, p. 237.

Éd. Mesnard, VI, p. 437.

Éd. Despois-Mesnard, III, p. 369.

. Éd. Amar, IV, p. 484.

Page 1