‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 82 sur 163 · UN HR D · texte numérisé non relu

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sée. Par là, le sentiment, l'appréciation personnelle de l’auteur, s'affirme nettement et avec beaucoup de force. La phrase peut se modifier sous le rapport de la syntaxe, sa valeur stylistique reste le même, tant que le substantif et linfinitif sont là pour lui donner du relief :

CorNEILLE, Discours de la tragédie ‘ : Cependant quelque difficulté qu'il y aye à trouver cette purgation effective et sensible des passions par le moyen de la pitié et de la crainte, il nous est aisé de nous accommoder avec Aristote. — La BRUYÈRE, Caractères, Des femmes ? : Je vois bien que /e goût qu'il y a à devenir le dépositaire du secret des familles, à se rendre nécessaire pour les réconciliations, 4 procurer des commissions ou à placer des domestiques, 4 trouver toutes les portes ouvertes dans les maisons des grands, à manger souvent à de bonnes tables, à se promener en carrosse dans une grande ville, et à faire de délicieuses retraites à la campagne, à voir plusieurs personnes de nom et de distinction s'intéresser à sa vie et à sa santé, et 4 ménager pour les autres et pour soi-même tous les intérêts humains : je vois bien, encore une fois, que cela seul a fait imaginer le spécieux et irrépréhensible prétexte du soin des âmes, et semé dans le monde entier cette pépinière intarissable de directeurs.

Aussi, dans l’ellipse, le verbe impersonnel disparaît, le substantif reste :

PascaL, Pensées 5 : L'unité et la multitude :...ÆErreur à

exclure l'une des deux, comme font les papistes qui excluent la multitude, ou les huguenots qui excluent lunité.

L'indépendance relative de l’infinitif à l'égard de la locution impersonnelle permet le développement de la période, comme le démontre l'exemple tiré de La Bruyère. Il n’en

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