‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 86 sur 163 · Éd. Danton, p · texte numérisé non relu

Éd. Danton, p

g. Éd. Cahen, p. 90.

demander. — MoxTESQUiIEU, Lettres persanes, LXXX V : : Il ne restait À la dévotion qu’un second coup à ‘faire : c'était de ruiner l’industrie. — VOLTAIRE, Le siècle de Louis XIV, XXIIT ? : Après cette paix d’Utrecht et de Rastadt, Philippe V ne jouit pas encore de toute l'Espagne, 57 lui resta la Catalogne à soumettre, ainsi que les îles de Majorque et d’Iviça.

LAMENNAIS, Paroles d'un croyant 3 : Nous avons fait beaucoup, mais il nous restera quelque chose à faire. — PRÉVOST, Leitres à Françoise, V + : Avouons cependant qu'il reste encore 4 faire, beaucoup à faire en province.

Voici maintenant des exemples où l'infinitif avec 4 se présente comme sujet logique du verbe impersonnel rester :

PascaL, Lettres provinciales, XII 5 : Il ne me reste qu'a faire voir combien est faux ce que vous prétendez. — MP: DE LA FAYETTE, Zaïde, III : I] me reste seulement, seigneur, 4 vous demander la grâce de me vouloir recevoir au nombre de vos sujets. — RACINE, Britannicus, seconde préface 7 : I] me reste à parler de Junie. — Lettre à ].-B. Racine (14 octobre 1693) 8 : I] reste à souhaiter que cette victoire soit suivie de la prise de quelque place qui nous mette en état de prendre des quartiers en Italie. — Boi- LEAU, Lettre à Brossette (7 janvier 1709) ° : Il ne me reste plus qu’4 vous demander pardon de la précipitation avec laquelle je vous écris. — Bossuer, Discours sur l’histoire, L, ép. VIT :° : Jl reste encore 4 vous découvrir une des causes de l'obscurité de ces anciennes histoires. — FÉNELON,

. Éd. Hachette, p. 137.

. Éd. Zeller, P. 274.

. Éd. Lemerre, p. 45-46.

. Éd. Brunschvicg, V, p. 370.

Éd. Auger, p. 218.

Éd. Mesnard, IL, p. 253.

. VII p. 114-115.

Éd. Amar, IV, p. 484.

. Éd. Olleris, p. 42.

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Traité de l'existence de Dieu, I, ch. I’ : Je sais bien qu’après ce raisonnement 1} reste toujours 4 savoir si nous pouvons penser sans être.

VoLTAIRE, Lettre à MM. de l’Académie française (4 mars 1771) 2? : Vous avez donné à M. de Saint-Lambert la place qu'il méritait à plus d’un titre, £/ ne vous reste qu'à mettre M. Delille à côté de lui. — Candide, XXVI 3 : El restait au sixième monarque 4 parler.

Huco, Leitre à Adèle Hugo (21 mai 1825) + : I] me reste à faire faire la culotte, à louer ou acheter l'épée. — FLAU- BERT, Me Bovary, III, ch. IV $ : Le prêtre répondit qu'il ne restait plus maintenant qu'à prier pour elle. — BoURGET, Le démon de midi, I : Il nereste qu'à le rédiger en termes qui soient acceptables pour vous et pour nous. — MAETERLINCK, L’intellisence des fleurs 7 : L'énorme développement qu'ont pris dans la pratique de notre vie certaines lois mécaniques et scientifiques nous fait accorder au bon sens une prépondérance à quoi #l reste à prouver qu'il ait droit.

Au xvusiècle, on trouve après iJ reste l’infinitif avec de :

MALHERBE, Lettres à Peiresc (10 juillet 1607) * : M" de Moret est démariée, il ne reste que d’avoir lesexpéditions de Rome. — Pascar, Lettres provinciales, XV ? : Et ainsi i/ ne me reste pour devenir catholique, ou que d'approuver les excès de vostre Morale... ; ou de vous persuader que je ne recherche en cela que vostre veritable bien. — BoILEAU, Préface du Traité du sublime *° : Il ne reste plus, pour finir

. Éd. Danton, p. 110.

. Éd. Moland, Il, p. 121.

. Éd. Dillaye, Il, p. 119.

. Correspondance, 1, p. 233.

. Éd. Charpentier, p. 364.

. Éd. Plon-Nourrit, I, p. 69.

Éd. Charpentier, p. 149.

. Éd. Lalanne, IL, p. 40.

. Éd. Brunschvicg, VI, p. 197-198.

… Éd. Amar, I, p. 9.

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cette préface que de dire ce que Longin entend par sublime. — BossueT, Discours sur l'histoire, II, ch. XXIX : : I] restoit encore, pour achever l'ouvrage, de faire voir la liaison de deux institutions si manifestement venues de Dieu. — La BRUYÈRE, Discours prononcé dans l’Académie française, préface 2: Il] ne restoit plus que de savoir si je n’aurois dà renoncer aux caractères dans le discours dont il s’agissoit.

Le discours rapide ou le besoin de mettre le terme le plus expressif en tête de la phrase empêche, ici comme ailleurs, l'emploi du sujet grammatical :

SAINT-SIMON, Mémoires 3 : Restoit à voir si une souveraineté se pouvoit donner comme d’autres biens. — Jb. + : Restoit de V’enchaîner à lui par d'autres liens encore que ceux de la reconnoissance.

Rousseau, La nouvelle Héloïse, 1, lettre LXII 5 : Reste à savoir Si, quand il s’agit de sa vie ou de celle d'autrui, l’honnête homme se règle sur la mode. — Les confessions, IL, livre IX 6: Restait à chercher un bonheur qui me fût propre.

Dumas PÈRE, Les trois mousquetaires, XXIV 7 : Reste donc à régler l'affaire des cinq schellings. — MÉRIMÉE, Chronique de Charles IX 8 : Reste à savoir ce que je vous dois pour mon souper d’hier.

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