MESURES DE SUPERFICIE ET DE CAPACITÉ
Avant de finir, je crois devoir vous donner quelques mots d'explication sur les mesures de superficie et de capacité adoptées par les jurisconsultes, en matière légale.
Nous avons vu que l'Imam-Mouhammed parle du Djerib, comme unité de mesure de superficie servant à prélever les impôts des terres dont le Kharadje Wazifeh a été déterminé une fois pour toutes par le KJialife Omar. Nous avons également vu que le Cheikh ul-Islam Khawher Zadé est d'opinion que l'unité de mesure de superficie en usage dans chaque pays est celle qui doit être adoptée pjstr les jurisconsultes de ce pays, et que c'est cette opinion qui a prévalu. Cependant, il
n'est pas inutile de connaître le rapport du Djérib avec les mesures modernes.
Il est dit que le Djérib est un carré de 60 coudées de coté ; ce sont des coudées royales de sept poings, c'est-à-dire d'un poing plus longues que la coudée commune.
Je suppose que cette coudée est la coudée Cher y ou noire, évaluée par notre savant collègue, Mahmoud-bey, dans sa brochure: Le système métrique actuel de V Egypte, Copenhague, 1872, à 0^4932 et par V. Vasquez Queipo à 0™ 541 , 40. J'ai adopté toutefois la mesure donnée par Mahmoud- Bey ; elle me paraît se rapprocher davantage des mesures employées par les légistes.
Or, le Djérib étant de 60 coudées sur 60 nous avons, comme mesure équivalente :
Un Djérib égale 875 m. q. 6864, d'où il résulte que 4 Djeribs 79, ou 4 Djeribs 4/5, égalent un feddan égyptien de nos jours de 333 Kassabas et 1/3 carrés ; c'est-à-dire 4200 m. q. 8329. Le Cassaba linéaire étant de 3"* 55.
Le Kafiz est la mesure de capacité.
Il est dit : l'Imam Mouhammed, en parlant du Kafiz, a eu pour objet le Sa' équivalant à huit ratles de la mesure de l'Irake, ce qui est la même mesure que quatre amnas ( pluriel de mann ).
Le ratle équivaut, d'après Queipo , à lit. 408 et le mann à lit. 816 ; les deux mesures, multipliées, la première par 8 et la deuxième par 4, donnent exactement 3 lit. 264 pour le Sa'.
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Si nous réduisons cette capacité en mesure égyptienne, d'après l'échelle donnée par Mahmoud- Bey, nous trouvons que :
Un Sa' équivaut à un Kadeh et un tiers de Kadeh, et si, maintenaut, nous tenons compte que l'impôt dû était un Sa' et deux poignées , et que nous convertissions cet impôt en argent du temps actuel, en évaluant à 100 P. T. la valeur de l'ardeb de blé, nous constatons qu'un Djerib payait P.T.l. 16 paras, et, en ajoutant à cette somme un dirhem équivalant environ à 3 P. T., nous obtenons, comme chiffre total de l'impôt, P. T. 4. 16 paras. En rapportant ce calcul au feddan , nous aurions, pour cette mesure de superficie , environ P.T, 26 d'impôt.
DEUXIÈME riETIE
Propriété foncière en Eg^ypte
La position exceptionnelle de l'Egypte, entre l'Afrique, l'Asie et l'Europe, sa richesse naturelle, la douceur de son climat, ont, de tout temps, excité les convoitises des peuples qui avaient la prépondérance militaire et commerciale dans la Méditerranée. Aussi, sans parler des conquérants qui se sont succédé dans ce pays avant l'apparition de l'Islam, pouvons-nous compter, depuis cette époque, quatorze dynasties environ, qui, dans l'espace de douze siècles, ont perdu, conquis, reconquis et gouverné tour à tour l'Egypte.
En effet, dès que les premiers Khalifes eurent placé l'Arabie sous leur domination, qu'ils eurent conquis la Syrie et une grande partie de la Perse, ils tournèrent leurs regards du côté de l'Egypte qui devait, en leur ouvrant les portes de l'Afrique^ assurer l'approvisionnement des villes de la Mecque et de Médine et leur donner le monopole du commerce des Indes.
On peut dire que tout le Nord du continent africain obéissait alors, nominalement, aux Empe-
reurs Bysantins. Vous connaissez l'état de décomposition dans lequel était tombé cet Empire; Amr-ibn-el-Ace n'eut donc qu'à paraître pour s'emparer de l'Egypte où des dissensions intestines, fomentées par les haines religieuses, désunissaient les Cophtes et les Grecs. Il est vrai que ces derniers combattirent les Arabes dans plusieurs rencontres; la citadelle de Babylone et la place d'Alexandrie surtout, opposèrent une vive résistance. Mais, ne recevant aucun secours de la Métropole, se trouvant entourés d'ennemis, dont les plus acharnés étaient leurs sujets de la veille, et voyant, d'autre part, les forces arabes, commandées par des hommes de grande valeur, augmenter tous les jours, les Grecs durent céder au nombre et furent vaincus et dépossédés.
La prise d'Alexandrie, en 641, marqua la date de la conquête définitive ; et, depuis cette époque, l'Egypte est restée sous la domination musulmane.
Pendant les premières années de l'Hégire, l'Egypte fut administrée par des Gouverneurs qui étaient surveillés très activement par les Khalifes électifs qui succédèrent au Khalife Omar.
Sous la dynastie des Ommayiades et celle des Abassides, les Khalifes changeaient presque tous les ans les Gouverneurs de l'Egypte. Le contrôle exercé sur ces fonctionnaires allait s'affaiblissant à mesure que l'Empire s'étendait et que le siège du Gouvernement s'éloignait et était transféré de Damas à Bagdad; aussi, ces gouverneurs agissaient-
ils le plus souvent comme de vrais despotes pendant le temps très court qu'ils restaient en Egypte où, d'ailleurs, ils n^'étaient, pour la plupart, envoyés que dans le but de les enrichir en récompense des services qu'ils étaient censés avoir rendus aux Khalifes.
Cet état de choses continua jusqu'à l'année 868, époque à laquelle, grâce à la faiblesse du Khalife Abasside régnant et aux troubles de l'Empire, le Gouverneur de l'Egypte, Ahmed-ibn-Touloun, réussit à se rendre indépendant.
L'Egypte ne peut être véritablement un pays indépendant qu'à la condition de posséder d'autres pays d'où elle puisse tirer ce qui lui manque. Touloun, le premier prince musulman qui ait gouverné l'Egypte comme souverain indépendant, ne manqua pas de sentir cette nécessité, et il fit la conquête de la Syrie.
Sa dynastie, cependant, ne put résister aux Khalifes qui, aidés par leurs puissants vassaux, reprirent possession de la Syrie et de l'Egypte, en 905.
Environ trente ans plus tard, c'est-à-dire vers 934, le gouverneur Ikhchide se trouvant dans les , mêmes conditions, et aidé par les mêmes circonstances que Ibn Touloun, se rendit à son tour indépendant. Il s'empara de la Syrie et suivit en tout l'exemple de Ibn Touloun. Toutefois, la dynastie qu'il fonda eut encore moins de durée que celle de son de\ ancier.
Mais, cette fois, l'Egypte allait être définitivement perdue pour les Khalifes de Bagdad; les nouveaux conquérants devaient venir de TOuest.
La puissante famille des Obeydallah, connue sous le nom ^e Fatimites, qui possédait alors, avec les grandes îles européennes, toute la cote africaine de la Méditerranée, et dont les galères écumaient toute rétendue de cette mer, ayant échoué dans la conquête des pays de l'ouest de l'Afrique, tourna ses regards vers l'Egypte.
Le dernier rejeton de la famille de Ikhchide se débattait en ce moment au milieu d'intrigues de palais et d'embarras de politique intérieure. Il soutenait aussi des guerres malheureuses en Syrie contre ses propres gouverneurs et de petits potentats nés de la faiblesse de l'Empire des Abassides, et qu'il avait lui-même laissés prospérer.
Djewher, le général de El-Moëz, put donc s'emparer de l'Egypte presque sans résistance, et l'Imam lui-même vint s'y fixer dès l'année a!89.
Ses successeurs s'étendirent du côté de la Syrie et formèrent ainsi un empire égyptien, qui, du Caire, étendait son pouvoir sur toute l'Egypte, sur le nord de l'Afrique, la Syrie et l'Arabie.
Cette dynastie a surtout marqué son passage en < Egypte par la fondation du Caire et de l'Académie de El-Azhar qui, même du vivant de son fondateur, El-Kaïd Djewher, devint célèbre dans tout le monde musulman par les professeurs éminents que le Souverain sut y attirer par ses largesses. C'est
aussi la dynastie qui a le plus longtemps occupé d'une manière effective, et sans interruption, le trône d'Egypte. Elle a régné environ deux siècles.
Vers 1170, Saladin, envoyé d'abord avec son oncle au secours du Khalife Fatimite par l'Atabeg de Alep, Mahmoud Ibn-Zengui, pour combattre le roi Amaury IV de Jérusalem, se rend indépendant à la mort de son maître, renverse le dernier fatimite et réunit l'Arabie et la Syrie à l'Egypte.
Sa dynastie règne en Egypte jusqu'en 1250, époque à laquelle le sceptre tombe, pardonnez-moi, Messieurs, cette expression qui pourrait paraître impropre en parlant de l'Orient, en quenouille.
La reine Shadjaret-el-Durr, qui gouvernait déjà depuis quelque temps au nom de son fils mineur, régna en son nom propre et s'associa enfin, par mariage, en 1250, le mamelouk Aïbeg. Celui-ci fut le premier de ces princes qui, sous deux familles principales, donnèrent à l'Egypte cette série de Sultans dont les uns, fiers, chevaleresques, courageux, et les autres sanguinaires et tyranniques, mais tous batailleurs et turbulents, gouvernèrent cette contrée pendant environ deux siècles. ^
Sous leur empire, qui dura de 1250 à 1516, l'Egypte passa tantôt de l'état le plus misérable à la plus grande prospérité, et tantôt d'une puissance redoutable à une faiblesse excessive, sans aucune transition et, pour ainsi dire, comme par enchantement. /
En 1516, le Sultan Selim, après avoir tué le \^
Sultan El-Ghouri, en Syrie, et fait prisonnier, en Egypte même, le Sultan Toumane-Bey, mit fin à l'indépendance de l'Egypte en la rattachant à l'Empire des Ottomans.
Ici se place un événement important, au point de vue de l'Islamisme en général.
Toutes les dynasties qui se succédèrent en Egypte, depuis Ahmet IbnToulouu, étaient indépendantes de fait; cependant toutes ces dynasties, à l'exception de celle des Fatimites, ont reconnu le pouvoir spirituel, si l'on peut «''exprimer ainsi, des Khalifes Abassides. Au prône du vendredi, le nom de ces Khalifes était associé à celui du Sultan régnant ; les monnaies étaient souvent frappées aux coins communs du Khalife et du Sultan. Ce sont là les deux prérogatives qui^ dans le droit musulman, caractérisent la souveraineté et prouvent la soumission du prince au Khalife, et, partant, l'unité de l'Empire de l'Islam qui est un dogme fondamental.
Souvent ces princes indépendants, poussant plus loin la soumission, se faisaient octroyer leur investiture par le Khalife de Bagdad, et, lorsqu'ils entreprenaient une guerre contre ce Khalife, ils avaient toujours soin de déclarer qu'ils la faisaient aux princes feudataires qui tenaient le Khalife sous leur tutelle. Us se présentaient alors comme des libérateurs combattant les ennemis du Khalife lui-même.
Cet état de choses continua jusqu'en 1258, date de la prise de Bagdad par les Tartares de Hou-
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lagou qui marqua la fin de la dynastie des Abassides.
ElZaher Bybars, Sultan d'Egypte à cette époque, reconnut Ahmed comme héritier du Khalifat, et, sous le nom de Mountasser Billah, il l'installa au Caire, lui rendit les honneurs souverains et essaya même de reconquérir en son nom Bagdad sur les Tartares; mais, n'y parvenant pas, il le garda près de lui, et acquit ainsi une grande prépondérance dans tous les pays musulmans. Toutefois, malgré tous les honneurs qu'ils leur rendirent, Bybars et ses successeurs tinrent Ahmed et ses héritiers dans un état de dépendance absolue.
Au moment de la conquête des Ottomans, le Khalife spirituel était Mouhammed-el-Moutewekkil a' là Allah. Il fut emmené par le Sultan Selim à Constantinople, puis, peu de temps après, renvoyé au Caire où il mourut dans l'obscurité la plus complète, à tel point que je n'ai pu découvrir, malgré tous mes efforts, ni la date de sa mort, ni le lieu de sa sépulture.
Ce dernier Khalife de la famille de Koréysche se dessaisit de toutes les saintes reliques en dépôt dans sa famille ainsi que de son titre de Khalife, en faveur du Sultan Selim qui, depuis lors, transmit reliques et titres, avec les prérogatives y attachées, à ses successeurs.
Je vous ai dit, Messieurs, que cet événement avait une grande importance aux yeux des musulmans. En eflfet, les peuples sont obligés de suivre, du moins officiellement, le rite de leur Imam ou
Commandeur suprême, duquel émane toute puissance. De même qu'il est le Chef suprême des armées, il est également celui de la justice et de la religion, en un mot il est l'image ou, selon la pittoresque expression orientale, Vombre de Dieu sur la terre. Il est la source des pouvoirs séculiers et religieux, temporels et spirituels^ les plus étendus.
Or, beaucoup de Khalifes suivaient le rite Chaféite, d'autres ont suivi le rite Hanéfite. Les Princes feudataires, en Egypte , donnaient la préséance à l'un ou à l'autre de ces rites selon qu'il était professé par le Khalife régnant.
Les Fatimites, qui, depuis leur chute, ont été considérés par les docteurs de nos contrées comme hérétiques (1), prétendaient suivre le rite Chaféite.
Les Eyoubites, en faisant rentrer l'Egypte sous la suzeraineté des Khalifes de Badgad, suivirent celui de ces mêmes Khalifes.
Bybars, ayant le KhaUfe en son pouvoir, soit par surcroit de piété, soit pour ne pas être obligé de suivre le rite du Khalife qu'il avait créé et, qui, de fait, était son sujet, soit pour d'autres raisons,
(1) Ils étaient considérés comme hérétiques parce qu'Us s'intitulaient Khalifes et ne reconnaissaient pas le pouvoir spirituel des Khalifes Abassides. Ils prétendaient, en outre, se rattacher à la famille du Prophète en faisant remonter leur généalogie jusqu'à Hussein, fils de Aly et de Fatima, fille du Prophète, d'où leur titre de Fatimites. Cette prétention leur a été contestée par les docteurs Sunni ou Orthodoxes. Quant à eux, il se considéraient comme musulmans Orthodoxes du rite Chaféite.
ordoDna que les quatre rites fussent reconnus officiellement et représentés par quatre juges suprêmes. De cette façon, les questions litigieuses, administratives ou autres, étaient réglées à la majorité des voix, ou par l'un des juges selon son propre rite lorqu'il convenait au Sultan de donner la préférence à son avis.
Les Sultans ottomans rétablirent, défait, l'unité du rite en envoyant au Caire un Juge suprême de leur rite, c'est-à-dire le Hanéfite. Depuis trois siècles environ, ce dernier est donc le rite^ oflSciel de l'Egypte. Mais les Mamelouks, aux XVII"'* et XV11I°^® siècles, ne tenaient souvent aucun compte des sentences de ce Juge suprême ; ils ne le consultaient même pas lorsque leurs intérêts les engageaient à ne pas le faire , et ils s'adressaient, soit au Cheïkh de la mosquée de El Azhar,qui esttoujours Chaféite ( 1 ), soità d'autres docteurs d'un autre rite que le rite Hanéfite ; car ils avaient eux-mêmes rétabli le conseil des quatre Juges suprêmes, malgré la présence du Juge Hanéfite envoyé par la Sublime-Porte.
Mehemet Aly rétablit, au commencement du
(1) Le seul exemple d'un Cheïkh el Azhar Hanéfite, à ma connaissance, est celui du Cheïkh Mouhammed El Abbacy el Mehdy, actuellement Cheïkh de la Mosquée et Mufti, nommé par le Khédive Ismaïl Pacha à la mort du Cheïkh El Aroncy qui fut le dernier Cheïkh électif, si Ton ne considère pas comme régulière la nomination, faite sous la pression des officiers rebelles, du Cheïkh El Imbaby.
siècle, le Juge suprême Hanéfite qui fiit^ comme auparavant, envoyé régulièrement et annuellement par la Sublime-Porte. Par ce moyen il régularisa la justice en installant des Mehkémehs, petits et grands, qui furent tous pourvus de Kadis / Hanéôtes. Toutes les questions, dans le Gouvernement, sont donc réglées, depuis le commencement du siècle jusqu'à nos jours, sans interruption, par les sentences juridiques rendues suivant ce rite.
En vous rappelant, Messieurs, par ce rapide
exposé, les révolutions nombreuses et radicales par
lesquelles a passé l'Egypte depuis sa conquête, mon
but a été de fixer votre attention sur ces faits
/^ saillants :
Y Aucune de ces dynasties n'a succédé à sa devancière sans une conquête amenée par les armes étrangères et sans inonder le pays d'étrangers, dont la plupart ignoraient la langue du pays, ses lois, ses us et coutumes et, souvent même , sa religion;
2° La force ayant toujours primé le droit, toutes les institutions ont été bouleversées de fond en comble à chaque conquête ;
3° Les juristes des différents rites et des différentes époques, obligés de mettre la loi divine et traditionnelle d'accord avec les faits accomplis ou avec la volonté du conquérant, ont, sans doute, dû forcer cette loi immuable, et, par de vrais tours de force, essayé de donner raison au droit, lorsqu'il n'était plus possible à la loi d'empêcher les abus
créés par la conquête ou les us et coutumes des conquérants qui s'emparaient de l'Egypte.
Au milieu de ce chaos créé[par tant de conquêtes auxquelles la race autochthone est toujours restée étrangère, en présence de tant de lois se contredisant souvent et détruisant ce qui était établi pour établir à nouveau des principes d'administration, à leur tour renversés par d'autres, en un mot, au milieu de tant d'obscurité, nous avons essayé de chercher s'il n'était pas possible de retracer, au moyen de quelques indices, la constitutions-dé la propriété territoriale en Egypte.
Je demande votre indulgence. Messieurs, pour un travail que je considère moi-même]comme fort incomplet, mais qui, je l'espère, pourra être complété par de plus autorisés que moi à traiter des questions aussi ardues.