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tes. Nous ne trouvons dans cet intervalle que les ouvrages de trois auteurs particuliers; en 1607, les Œuvres de d'Argcntré; en 1610, les Mémoires d’un sieur Villars ; et en 1617, un jugement nu souverain des requêtes de l’hôtel, pour la réimpression de la première et de la seconde partie de YAstrée du seigneur d’Urfé.
Les libraires de Paris avaient alors la plus grande influence sur le commerce de la librairie : plus à portée de communiquer avec les auteurs, ils étaient en possession d’imprimer presque seuls les ouvrages nouveaux; ils obtenaient plus facilement des lettres de continuation à l'expiration des premières. Les libraires de province prétendirent que ces continuations étaient contraires à l'industrie et à la liberté; les libraires de Paris eux-mêmes, ceux qui n’avaient pas la confiance des auteurs, se joignirent aux libraires de province, et ces clameurs enfantèrent les lettres patentes en forme de règlement de 1618. Il faut entrer à cet égard dans un certain détail.
Le mercredi 24 mai 1617, les syndics et gardes de la librairie présentèrent une requête à Henri de Mesme, alors lieutenant civil de la prévôté et vicomté de Paris, dans laquelle ils exposèrent que * il se commettait un grand désordre et confusion en celte ville et faubourgs, au fait desdits libraires, imprimeurs et relieurs, à cause de la grande quantité d’iceux, et principalement quand il se fait quelques assemblées pour résoudre des affaires de ladite communauté ; et ils lui demandèrent qu’il leur fût permis de choisir et appeler, par lesdits syndics et gardes, dix-huit des plus anciens dudit corps; à savoir, six libraires jurés , six libraires non jurés, six imprimeurs, avec iceux syndics et quatre gardes, pour être par eux avisé ce qu’il conviendra faire, tant à la conservation de leur état de libraires, qu’à l’impression des livres et libelles diffamatoires, que ès procès qui peuvent survenir , et autres choses généralement quelconques, et que ce qui sera par eux fait, accordé et