‹ La Propriété NeurotoxiqueChapitre 13 sur 25 · LEA RER · texte numérisé non relu

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ges, met en liberté macrocytase et sensibilisatrice qui s'unissent dans le sérum et peuvent ainsi détruire les éléments nerveux.

Il n'entre pas dans notre sujet d'exposer plus longuement ces théories sur l'origine de la propriété neurotoxique. Nous admettrons la théorie de Metchnikoff qui nous facilitera, dans la suite, l'exposition des phénomènes à discuter.

La question de la nature de la propriété neurotoxique est plus difficile que celle de son origine.

Un grand nombre de théories ont été soutenues. La propriélé neurotoxique peut étre de nature :

Biologique ; Chimique ; Physique.

Théorie biologique

Certains expliquent de façon très simple l’action des anticorps. Il y aurait simplement excitation d’un processus de défense contre la toxine introduite. Le sérum antitétanique par exemple ne détruirait pas la toxine, mais exciterait l'organisme à se défendre contre elle. Les faits expérimentaux ne paraissent pas en faveur de cette opinion puisque le mélange de toxine et d’antitoxine est imoffensif. D'ailleurs la spécificité des toxines, non absolue, mais nette néanmoins, plaide contre cette théorie.

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Théorie chimique d’Ehrlich

Ehrlich explique toutes les actions réciproques des toxines et de l'organisme par de véritables combinaisons chimiques.

Les cellules vivantes seraient composées de molécules extrèmement complexes. Ces moléculescomprendraientun groupement central et, unis à celui-ci, des bras récepteurs ou chaînes latérales. Ces récepteurs seraient destinés à la nutrition de la molécule vivante. Quant à la molécule toxique, elle se compose elle aussi d'un groupement toxophore qui lui donne sa toxicité et sa spécificité, et d’un groupement haptophore qui lui permet de s’attacher'aux chaînes latérales des cellules et ainsi de les intoxiquer.

La fixation du groupement haptophore et par conséquent de la molécule toxique toute entière sur le récepteur de la cellule se produit quand la structure chimique des deux groupes permet leur union. C’est pourquoi certaines toxines tuent certaines cellules, certaines espèces, et pas d'autres. La spécificité des toxines résulte done d’affinités chimiques entre elles et la substance intoxiquée.

L'émulsion nerveuse de chien est toxique pour le maerophage du canard, par exemple, c’est-à-dire que les molécules de substance nerveuse (se comportant comme une toxine) se fixent par leurs récepteurs sur les récepteurs du leucocyte. Après combinaison chimique, la molécule du leucocyte aura perdu un grand nombre de récepteurs. En vertu de la loi de Weigert (régénération et surprodueion des organes nécessaires), la molécule reproduira une grande quantité de récepteurs nouveaux comparables aux anciens etparconséquenttoxiques pour la cellule nerveuse. Ces récepteurs se trouvant en trop grande quantité dans

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la molécule la quitteront et se répandront dans le plasma. L'ensemble de ces récepteurs libres constituera un anticorps pour le tissu nerveux. Des substances même très toxiques qui n'ont pas une molécule assez complexe pour fournir de groupes haptophores (alcaloïdes) ne peuvent provoquer la formation d'anticorps. Au contraire peuvent lormer des anticorps des toxines décapitées de leur groupe toxophore, les toxoïdes par exemple.

La base de la doctrine d'Ebhrlich est que l’antitoxine est sécrélée par la cellule sensible à la toxine et non toujours par le leucocyte, comme le croit Metchnikoff. Il est incontestable que certaines cellules peuvent être lésées par plusieurs toxines. La cellule nerveuse, par exemple, peut ètre lésée par la loxine tétanique, par la toxine diphtériqué, ete., mais ses réactions à l'une et à l’autre sont différentes puisqu'elle produit différentes antitoxines. Il faut donc admettre que la molécule nerveuse contient ou bierf autant de variétés de récepteurs qu'il y a de substances particulières toxiques pour elle, ou bien que Îles récepteurs néoformés présentent une structure chimique spéciale qui les rend spécifiques contre la toxine tétanique où diphtérique. Autre exemple : une émulsion de centres nerveux injectés dans le péritoine d'un canard entre, selon toute vraisemblance, en lutte contre les leucocytes. Ces derniers réagiraient aussi bien contre du foie

ou du rein. Il faut encore admettre qu'ils forment autant

de qualités de récepteurs qu'il existe de tissus ou bien qu'ils peuvent par synthèse chimique changer un peu la structure de ces récepteurs et les rendre spécifiques pour la substance injectée.

Théorie physique de la propriété neurotoxique

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