‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 102 sur 149 · PROPRIETE D APPROPRIATION INDIVIDUELLE · texte numérisé non relu

PROPRIETE D APPROPRIATION INDIVIDUELLE

humaine1 ; mais tout observateur impartial doit reconnaître l'infériorité corporelle et intellectuelle des civilises, en tenant compte des exceptions bien entendu, et la nécessité d'une éducation savante, commencée dés le berceau, prolongée la vie durant et poursuivie pendant plusieurs générations pour redoler l'être humain de la vigueur des muscles et de la perfection des sens des barbares 2m

i> Un évolutionmste américain, concluant de la quantité et de la précocité de têtes sans cheveux et de bouches sans dents observées dans La classe bourgeoise, qui, d'après la théorie darwinienne, est la classe perfectionnée par la concurrence vitale, prédit une humanité chauve et édentée ; cela arriverait si la civilisation capitaliste durait.

2. César* à qui les admirateurs extravagants de la civilisation capitaliste ne sauraient refuser quelque talent d'observation, ne se lassait d'admirer la force et l'habileté aux exercices militaires de ces barbares germain s t qui combattaient ses soldats cuirassés et casqués, la tête et le corps nus et qu'il n'osait poursuivre après les avoir vaincus. — Durant la septième campagne, la seule glorieuse pour l'armée romaine , d'après Napoléon I«\ afin de vaincre la résistance héroïque des Gaulois commandés par Yercm^etorix, il envoya recruter des guerriers au delà du Rhin, et il lit mettre a pied des officiera et même des chevaliers pour leur donner des chevaux : bien lui en prit. Deux foisi devant Novidiouuni et Àlesia, la cavalerie germaine, alors fjue les cohortes romaines lâchaient pied, rétablit le combat et culbuta les Gaulois. Plus d'un siècle plus tard, Civilis, pou f exciter les Gaulois et les Germains à la révolte, leur rappelait que César c'avait pu vaincre la Gaule qu'avec l'aide des guerriers germains.

Morgan, un des rares anthropologistes qui ne partagent pas l'imbécile mépris du philistin pour les peuples non civilisés, considère » que les progrès réalisés pendant la période sauvage et barbare sont peut-être supérieurs en importance à. ceux accomplis pendant la civilisation ».

Les sauvages et les barbares transplantés dans la civilisation capitaliste font triste figure ; ils perdent leurs qualités et contractent avec une ett'rayante facilité les vices des civilisés ; mais l'histoire des Égyptiens et des Grecs montre à quel merveilleux degré de développement matériel et intellectuel peut parvenir

Le producteur moderne n'est réduit au minimum d'objets d'appropriation personnelle t strictement nécessaire à la satisfaction de ses besoins les plus impérieux, que parce que les capitalistes en possèdent de quoi rassasier leurs plus excessives fantaisies. Ils auraient cinquante têtes et cent piedsp comme les Hecatonchires de la mythologie grecque, qu'ils ne suffiraient pas a remplir les chapeaux et les souliers qui encombrent leurs garde- robes; les riches se désespèrent de ne pouvoir élargir leur capacité stomacale pour engloulonner les victuailles qui surchargent leurs tables : ils ressemblent à ces sultans éccrvelës qui peuplent leur sérail comme s'ils avaient la force d une dizaine d'Hercules pour en jouir. Si les prolétaires sou firent du manque de propriété d'appropriation personnelle, les capitalistes finissent par être les martyrs de son abondance. L'ennui qui les accable et les maladies qm les torturent, abâtardissant et éteignant leur race décadente, sont les inévitables conséquences de la surabondance dans laquelle ils vivent- Les moralistes emploieraient mieux leur temps à prêcher aux bourgeois les vertus de labs licence, que de rabâcher aux prolétaires les préceptes de leur triste morale de l'épargne.

Propriété-instrument de travail.

L'homme, selon l'expression de Franklin, est un tooimakîng animal, — un animal fabriquant des outils : — en

un peuple barbare placé duus de bonaea conditions et évoluant librement.

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