‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 111 sur 149 · PROPRIÉTÉ COMMUNE DE LA TERNIE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ COMMUNE DE LA TERNIE

de 7 pieds, était pavée de larges pierres, et en certains endroits couverte d'un ciment plus dur que le granit. Construite dans un pays montagneux, elle franchissait les torrents et les précipices par des ponts de bois. Humboldt, qui, au commenceme nt du siècle, visita le Pérou, ne pouvait s'empêcher d'admirer « cette chaussée bordée de grandes pierres de taille, qui peut être comparé eaux plus belles routes des Romains que j'aie vues en Italie, en France et en Espagne... Le grand chemin de Tlnca est un des ouvrages les plus utiles et en même temps des plus gigantesques que les hommes aient exécutés1. » Cet ouvrage gigantesque était accompli par un peuple communiste qui ne possédait pas de bêtes de somme et qui ne connaissait pas l'usage du fer.

Propriété commune de la terre.

Aussi longtemps que les hordes sauvages, vivant de chasse et de cueillette et ne possédant aucun animal apprivoisé, si ce n'est parfois le chien, parcourent la terre en suivant les rivages de la mer et des fleuves, s'arrêtant là où elles trouvent des vivres en abondance, elles ne songent pas à revendiquer même la propriété commune d'un territoire de chasse, la première forme sous laquelle apparaît la propriété foncière.

Les sauvages, qui ne connaissent qu'une agriculture rudimentaire et qui se reposent sur la nature pour leur fournir des fruits, du poisson et du gibier, doivent

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