‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 22 sur 149 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Démembrement de la propriété commune.

I, - Le droit de propriété de J^hovah.— Partage de la terre promise,

II, — Àryas védiques. — Le roi et le brahmane.

III.— Sparte- — Lycurgue. — Trois castes. — Partages. — Riches

<?t pauvres, — Immoralité Spartiate, IV. — Le Coran. — Ne pas produire directement : exploiter la

production des autre».

Voilà groupées les civilisations les plus communiâtes que nous présente l'histoire : et elles ont toutes des fissures, puisqu'elles comportent toutes desallotemenls, un minimum quelconque d'individualisme de culture et de consommation.

Dans d'autres civilisations nous voyons bien la propriété commune, mais comme simple point de départ.

Chez le peuple d'Israël, tous les droits découlent 4e Jéhovah, par conséquent le droit de propriété. Mais c'est une conception de la propriété basée sur le travail : car pourquoi Jéhovah est-il propriétaire de toutes choses, sinon parce qu'il a créé le ciel et la terre ? C'est parce qu'il a produit une œuvre qu'il a toute puissance sur elle. Il consent à remettre une part de sa

propriété à son peuple préféré. Il a si bien la propriété de la terre promise qu'il la transmet ; mais, loin de dire à son peuple : « Vous la cultiverez en commun et les fruits en appartiendront à tous, » il dit à Moïse : « La terre sera partagée entre tous ceux qui auront été comptés, afin qu'ils, la possèdent selon leur nombre *. » Josué fait le'partage du pays de Ghanaan entre les tribus, au prorata de leurs familles respectives.

La propriété est délimitée : « Maudit soit celui qui change les bornes de l'héritage de son voisin ; » et tout le peuple répondra et dira : « Amen! » (Deutéronome, XXII, 17.)

C'est l'anathème; et l'usurpation sur le champ du voisin a pour sanction la mort. Toutefois, comme les enfants d'Israël ne sont que des usufruitiers de Jéhovah, il spécifie que tous les cinquante ans, après une période de sept fois sept années, aurait lieu un sabbat d'une année pendant lequel les terres resteraient en jachère; les terres vendues retourneraient à leurs anciens propriétaires ; les esclaves recouvreraient leur liberté.

Mais ce jubilé, institué pour maintenir la fixité dans les conditions sociales des Hébreux, n'a jamais été mis en pratique.

Chez les Aryas védiques, « tout ce que le monde renferme est la propriété du brahmane ». Toutefois le brahmane ne cultive pas lui-môme et ne fait pas cultiver sous ses ordres ; le roi non plus. Ces deux puis-

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