Nombres, XXVI
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sances se bornent à répartir le sol entre les familles, sur lequel etles prélèvent une part de la récolte- Le roi prend le quart. Le brahmane prend aussi et ne doit rien au roi- 11 fixe tous les six mois la valeur des métaux précieux, tous les cinq jours le prix des marchandises. Il veille au maintien du coudra dans la misère et lui défend de thésauriser, « de peur, dit Manou, qu'en s 'enrichissant, il ne fasse de la peine au brahmane »*
On nous représente volontiers Sparte comme un idéal de société communiste, Lycurgue comme une sorte d'égal i taire, venant enrichir les pauvres, placer le niveau sur la tête des riches; et tout ce qu'on sait sur lui est plus ou moins vague, à commencer par la date de ?on existence : d'après Hérodote, il vivait en 99G avant Jésus-Christ ; d'après Àristote, en 888 ; d'après Thucydide, en 820.
Quêtaient les Spartiates? Une petite horde de conquérants, quarante-cinq mille, dit-on, y compris les femmes et les enfants, campés au milieu des vaincus plus nombreux queux, centcinquante mille Périéques, habitant en dehors de la cité, dépourvus de droits politiques t astreints à une taxe de capitation et au service militaire, pouvant être mis à mort sans jugement par les éphores, et cent quatre-vingt-quinze mille ilotes , esclaves de la terre, Sparte était une caserne ; ses citoyens, entourés d'ennemis, avaient un devoir : être forts pour la guerre et la domination, lis auraient pu jouir du communisme complet. Cependant le système de propriété était basé sur Fallu tement. Lycurgue au-
rait partagé la terre en neuf mille lots égaux qu'il distribua aux Spartiates, et en trente mille qu'il distribua aux Périèques.
Si ces partages eurent lieu, il n'établirent pas l'égalité. Thucydide, Xénophon, Aristotc, constatent que cette minorité de privilégiés est divisée par la pins profonde inégalité. Point de travail, point d'industrie. Les lots de terre deviennent insuffisants pour les familles nombreuses- Or, la richesse était obligatoire pour le citoyen spartiate. Sous peine de déchéance, il devait fournir à la syssilia, ou repas public, une quote part spécifiée sous forme à orge, de vin, de gibier, d'un peu d'argent. Les familles qui eurent beaucoup d'enfants ne purent remplir ces obligations et furent exclues. A la un de la guerre du Péloponèse, les Spartiates étaient partagés en deux classes, les égaux ou pairs (hornoioï)t les inférieurs (htjpomeiones), de beaucoup les plus nombreux.
A mesure que le nombre des pauvres augmentait, le nombre des citoyens diminuait» Ils étaient 8,000 à l'époque des invasions des Perses; ils n'étaient plus que 1,000 du temps d1 Aristote, que 700 du temps d'Àgis (250 av. J.-C.].
D'après Polybe, dont l'autorité est sérieuse, pour maintenir l'intégralité du lot, trois ou quatre frères épousaient en môme temps la même femme, aûn de conserver le patrimoine suffisant pour fournir la contribution nécessaire à la table commune.
Quant à la moralité Spartiate, nous voyons tous les généraux Spartiates corrompus par l'or persan, le roi Arehîdamus et les éphores se laisser séduire parles Phocéens pour prendre part à la guerre sacrée; et l'argent qu'ils reçoivent provenait du pillage du temple de
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Delphes. Ce n'était pas seulement de vol qu'ils se rendaient complices, mais encore de ce crime terrible pour un Grec ': le sacrilège I
Sparte a écrasé et pillé la Grèce. Elle a haï Athènes, comme le hibou hait le soleil : et elle était telle qu'elle était haïe par les siens mômes. « Ses citoyens libres ou affranchis, dit Xénophon, les citoyens nombreux qui cultivaient les terres, tous ceux sur qui tombait sa puissance rigoureuse, lui portaient une haine amère et l'auraient dévorée toute crue. »
Le communisme religieux du Coran aboutit à constituer de vastes domaines au profit du chef.
Dans les terres de conquête, ils maintinrent les cultivateurs existants, qu'ils assujettirent aune redevance. Ils n'essayèrent pas la mise en commun des biens et leur exploitation administrative.
Ces conquérants ont eu plus de confiance dans la puissance productrice des vaincus que dans la leur.
Au lieu d'essayer de produire eux-mêmes, ils ont trouvé plus avantageux de prélever une quote part de la production du conquis.
La meilleure manière de tirer profit du conquis n'est pas, pour le vainqueur, de le faire travailler directement, mais de le laisser travailler librement et de n'intervenir que pour le partage du produit.