‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 31 sur 149 · Cicéron, De officiis · texte numérisé non relu

Cicéron, De officiis

2. Mommsen, Histoire romaine. — Dureau de la Malle, Économie politique des Romains. — Levasseur, Histoire des classes ouvrières.

Cypsélus à Corinthe, Thrasybule à. Milet, Pittacus à Mitylène, Polycrate à Samos ; elle a des tyrans à Acyos, à Épidaure, à Sicyone, à Cumes, à Crotone, à Sybaris, à Syracuse. A Rome, la plèbe soutient les rois contre les patriciens : elle organise des complots pour rétablir les Tarquins; elle élève au suprême pouvoir Publicola, Spurius Cassius, Manlius; elle prend et abandonne tour à tour les Gracques; elle se livre à. Marius ; elle est avec Gatilina; elle acclame César et triomphe dans l'Empire. Cette affection dépravée de la plèbe pour la tyrannie est l'expression de sa haine contre les pères de famille des gentes.

Ces faits nous permettent de formuler les conclusions suivantes :

La gens est un régime d'inégalités consolidées, dans lequel les personnes et les biens sont à la discrétion du chef.

Les dissensions des républiques, grecques ou latinesr ne sont point venues d'une aggravation d'inégalité entre patriciens et plébéiens; l'inégalité initiale était plus grande.

La politique de la plèbe, en Grèce et à Rome, a été d'opposer aux patriciens un tyran ou un dictateur.

Page 1