‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 37 sur 149 · Polyptyque d'Irminon, introduclioii · texte numérisé non relu

Polyptyque d'Irminon, introduclioii

Gces se développeront, s'étendront; les rois mérovingiens, les empereurs carlovingiens, ne donneront pas seulement des territoires sous ce nom, mais aussi des charges et des dignités.

Toute l'organisation du vasselage dérive de ces conditions sociales.

Il y avait des terres libres appelées alleux : dans cette période troublée dumeau xe siècle, il est impossibleàun modestehomme libre de conserver sa propriété, de la soustraire à Faction des grands propriétaires qui sont à la fois revêtus de toutes les charges, qui l'imposent comme contribuable, le jugent comme justiciable, le recrutent comme soldat. Il n'a qu'un moyen de sauver sa propriété, dont la perte le transformerait en serf ou en colon : c'est la « recommandation », qui le met sous la tutelle d'unchef militaire quand il lui offre « un service d'homme libre ». L'édit de Mersen de 847 dit : « Nous voulons que chaque homme libre de notre royaume reçoive pour seigneur dans notre royaume celui qu'il aura choisi, soit nous-même, soit un de nos fidèles. » Il ne fait que consacrer l'obligation de cette servitude volontaire.

Charlemagne a développé la vassalité ; il a forcé les ducs, les grands du pays, lesévêques, bon gré, malgré, les abbés, à devenir ses vassaux ; mais en même temps, îl a fortifié ses vassaux, qui se sont entourés de vassaux â leur tour, si bien que, ses héritiers n'étant pas assex puissants pour satisfaire leurs ambitions, ni assez forts pour les contenir, ils se mettront en état d'hostilité contre eux et arracheront à leur faiblesse la reconnaissance de leur indépendance. L'édit de Kiersy (877) reconnaît l'hérédité des charges et des dignités.

Les attributions étaient confondues dans les mêmes mains; les officiers royaux, comtes,- marquis, châtelains des châteaux forts du roi, avaient de triples -attributions militaires, judiciaires et financières, dont ils devinrent propriétaires et qu'ils attachèrent à leurs immeubles.

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