‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 41 sur 149 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Regrets sur le bon vieux temps.

Le bon vieux temps, selon M. Lafargue. — Avis des contemporains. — La misère. — « Spoliation des droits des paysans. » — Desquels ? — Les communautés. — Se suffire à soi-même. — L'article 815 du code civil.

M. Paul Lafargue n'en regrette pas moins le bon temps de misère qui ravagea la France pendant le xvne et le xvme siècle, et dont il peut voir le tableau en raccourci dans cet ouvrage qui n'est pas suspect de sympathie pour la Révolution : le tome Ier des Origines de la France contemporaine de Taine1. C'est un des pères de l'économie politique, paysan d'origine, Quesnay, qui s'écrie : « Pauvres paysans ! pauvre royaume ! » Il estime que le quart du sol est absolument en friche. En Touraine, en Poitou, dans le Berry, on trouve des landes et des bruyères de trente mille arpents. Arthur Young, fermier anglais qui ne parcourt la France que pour s'enquérir de son état agricole, en 1789, estime que « l'agriculture en est encore au xe siècle ». Il juge que l'acre anglais (33 ares) produit vingt-huit boisseaux de grain, et l'acre français dix-huit. Le pain de froment

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