‹ La propriété, origine et évolution; thèse communisteChapitre 57 sur 149 · VALEUR VÉNALE · texte numérisé non relu

VALEUR VÉNALE

Par nat.

de culture Rev. (millions Rev.

imp. de Par net.

p. hect. francs), hect. p. 100 f.

1° Terrains qualité supérieure 166,06 3.829 5.502 3,02

2° Terres labourables... 56,74 57.514 2.197 2,58

3° Prés 96,67 14.799 2.960 32,6

4° Vignes ; 1 29,95 6.887 2.068 4,38

5° Bois 22,50 6.256 745 3,02

6° Landes 6,12 1.394 206 2,96

7°, Cultures ne rentrant pas dans l'énumératiou cidessus 42,61 901 1.282 3,32

Totaux 52,87 91 .580 1 .830 2,89

Mais chacune de ces catégories de propriétés est divisée en cinq classes, dont la valeur varie pour les terres labourables de 3.412 fr. à 826 fr. ; pour les prés, de 4.467 fr. à 1.218 fr., etc.

Pour l'ensemble des cultures, les valeurs vénales les plus élevées (non compris la Seine, dont l'hectare oscille de 2.100 à 19.315 fr.) se rencontrent dans le Nord, les départements normands, Seine-et-Oise, et au Sud- Ouest, dans Tarn-et-Garonne.

Les valeurs les plus faibles se trouvent dans les départements montagneux du Centre, dû Sud-Est, des Pyrénées, dans les départements à grands pâturages du Centre, dans les départements de grande propriété.

Il résulte de ces chiffres que la grande propriété privée comprenant surtout des bois, des landes, même

SUR L'ORIGINE DE LA PROPRIÉTÉ 1fli*

si elle possédait tous les bois et toutes les landes, n'aurait de ce chef qu'une valeur de :

6. 200 millions pour les premiers, 1.400 millions pour les seconds.

Soit un total de,., 7.G00 millions sur 91.500 millions ; donc 1/13 ou un peu plus de 7 0/0,

Resterait sa part dans les terres labourables; mais Mant données les régions où elle est surtout située, on peut affirmer qu'elle représente une valeur inférieure à sa s urf ac e p ro p o r ti onn elle,

HÊrAHTiTiON DES PROPRIÉTAIRES ET DES -^OS-PROPRIÉTAIRES DANS l' EXPLOITATION AGRICOLE

Première question. — Les exploitations agricoles ont-elles une tendance à se concentrer ou à se disperser?

L'enquête agricole de 1882, négligeant les exploitations au-dessous de un hectare, donne le tableau suivant (par milliers) :

Exploitations de 1 à 5 hectares, 1,81 ri 1.865 îiO 2,79 Exploitations de 5 à 10 hectares. 61$ 709 149 24,011

To Lai de la petite exploitation, 2.434 2.634 199 8,19

EiploiL. moyennes (culture de

10 à 40 hectares 636 727 90 14,28

Exploitations déplus de 40 hecL 154 142 12 7,84

ToLaux généraux.. 3.224 3.503 301 8,63

Ainsi, le nombre des exploitations a augmenté de S ,63 0/0; l'augmentation a porté sur la petite culture Bl la moyenne culture; il y a eu, au contraire, une diminution de près de 8 0/0 sur la grande exploitation.

Deuxième question. — Le nombre des propriétaires ruraux diminue-t-il ou augmente-t-il? Le prolétariat agricole, comme on l'a prétendu, est-il en voie de développement ou de restriction?

L'enquête agricole de 1882, faite d'après des commissions cantonales, ne compte que 4.835.000 propriétaires ruraux, soit une différence de 3.618.900 avec le chiffre relevé par l'administration des contributions directes ; cette différence provient de ce que la statistique agricole a négligé « les immeubles n'ayant aucune dépendance appréciable ». Les immeubles qu'elle désigne ainsi sont des jardins attenant à des maisons. Or, presque toutes ces maisons sont habitées par leurs propriétaires. Ce serait donc un chiffre considérable à ajouter au nombre de propriétaires relevé par l'enquête agricole.

Sur les 4.835.000 propriétaires ruraux, 3.525.000, soit 73 0/0, cultivent eux-mêmes leurs terres, tandis que 1.309.000 les font exploiter.

L'enquête agricole estime le chiffre total de la population agricole à 6.913.000 cultivateurs.

Pour apprécier le rapport de la population agricole h la propriété, on peut en déduire 201.000 forestiers, bûcherons et charbonniers; 254.000 domestiques de ferme au-dessous de seize ans; 532.000 servantes de ferme, soit 987.000 personnes. Restent donc 5.926.000 personnes, sur lesquelles nous trouvons :

SLR L'ORIGINE DE LA PROPBIÉTÉ ' 191

Cultivateur s propriât aire s :

1° Travaillant pour leur compte . . 2. 150*000

2° Travaillant h la fois pour leur compte et pour le compte d'autrui, comme fermiers, métayers, journaliers . 1,374.000

Total 3.524.Û0E)

Les cultivateurs propriétaires forment donc une majorité de 57 0/0, dont 35 0/0 travaillent exclusivement pour leur compte» 22 0/0 partagent leurs occupations entre la culture de leurs propres biens et celle de terres appartenant à d'autres.

Voici comment se répartissent les cultivateurs non propriétaires formant la minorité de 43 0/0:

Régisseurs, 17,900

Fermiers 468,000

Métayers 194.000

Journaliers 7o3.a00

Domestiques de ferme niàles au-dessus de

seize ans 1.108.000

Total...... -2.601.400

Le nombre des propriétaires cultivant leurs biens a-t-il augmenté ou diminué?

Voici les chiffres:

Première catégorie. — Propriétaires cultivant exclu siirement leurs biens :

Différence en plus : 330.000,

492 RÉFUTATION DE I/ESSÀÏ

Propriétaires cultivant leurs biens avec l'aide du m régisseur :

is.oqc

Différence en plus : 8.000.

Total des deux catégories :

Différence en plus : 338.000.

Pour les propriétaires, l'augmentation est donc de i8 0/0.

Deuxième catégorie, — Propriétaires cultivant leurs* terres, maïs travaillant aussi pour autrui en qualité de fermiers :

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