Environ 33,000 hectares
priétés : c'est l'immobilisation féodale; elle a contribué à la puissance d'expansion de l'Angleterre, parce que les capitaux qui ne pouvaient s'enfouir dans la terre ont dû chercher leur emploi dans l'industrie, la navigation, les entreprises lointaines; mais elle a ralenti l'évolution de la propriété. Bentham, Stuart Mill, Carey, ont constaté depuis longtemps que « le meilleur système de propriété est celui dans lequel la terre est le plus complètement un objet de commerce ».
Nous avons vu que la grande œuvre de la Révolution française, c'est d'avoir donné la liberté à la propriété. Roscher * constate que si la France s'est relevée après 1815, c'est grâce à la mobilisation de la propriété : et il montre qu'elle a été un des grands faits sociaux du siècle, pour lequel, il fallut, en France, la révolution de 1789; en Prusse, la catastrophe de 1806; en Espagne, la guerre de 1811 ; dans la plupart des petits États de l'Allemagne, la suppression de l'empire germanique ou les mouvements des années 1830 et 1848; en Autriche, la catastrophe de 18482.
Nous voulons, légistes et économistes, continuer cette œuvre, et c'est pourquoi nous nous efforçons de donner à la propriété immobilière plus de sécurité, plus de facilité de circulation, plus de crédit.