L HOTEL DES FEUMES. 2IO
([u'elle n'avait pas fait depuis plusieurs mois — et rendit un décret portant que « le Comité de sûreté générale constatera, dans le plus court délai, la présence des députés décrétés d'arrestation, soit dans les prisons ou maisons d'arrêt, soit chez eux »'. 11 y avait encore en efl'et, je l'ai dit, (fuelques députés détenus à domicile, tels que Kibereau, Lacroix, Rivaud et Soulignac, sans parler de ceux qui, comme on va le voir, avaient obtenu depuis quelque temps d'être placés dans des maisons de santé. Les t-ermes du décret sont d'ailleurs singuliers. Il semble qu'on ne savait pas très bien où se trouvaient les députés détenus. Je ne discerne pas non plus pourquoi la Convenlion prescrivait cette recherche. Peut-être était-ce pour commencer à s'acquitter des promesses (ju'on avait du faire à la Plaine aux approches du (j thermidor.
(le décret du :i2 août eut, d'ailleurs, un résultat immédiat, c'est que les Go prisonniers de l'hôtel «les Fermes furent répartis en cinq maisons différentes; le :>.'>. aoûl, dit Quéinnec; disons plutôt le M.'^, car on ne s'ex[)liquerait guère (ju'on les eut dispersés h; jour même où Ton s'enquérait dCiix.