‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 121 sur 153 · On la trouvera dans \cs Mémoires de Louvet, t. 11. p · texte numérisé non relu

On la trouvera dans \cs Mémoires de Louvet, t. 11. p

Enfin, dans la séance du 17, lettre de Savaiy, réclamant d'être traité comme l'avait été Devérité',

Ce fut dans cette séance du 17 décembre que Merlin (de Douai) se présenta, au nom des trois Comités, auxquels toutes ces lettres avaient été renvoyées, pour lire un rapport très sommaire, presque sans considérants, où il se bornait à conclure :

I. Voici, d'après le Bulletin d'autographes de M. Noël Charavay, de décembre 191 2, l'analyse de cette lettre de Vallée :

« Il rappelle qu'il a signé avec plus de soixante de ses collègues un projet d'adresse au peuple français; il se plaint d'être plus maltraité que la plupart d'entre eux. Le grief le plus grave trouvé contre lui était une lettre d'un de ses correspondants, qui l'invitait à écraser Robespierre; il demande un nouvel examen de ses papiers. « iMais si de « cet examen il résulte que la seule haine de Robespierre (( et de ses agents a assigné la différence .qui a été mise « entre mes collègues signataires de l'adresse et moi, je » demande à la Convention qu'elle fasse disparaître cette « différence, je lui demande qu'elle me traite comme elle a les a traités, je lui demande enfin la justice qu'elle a ren- (( due à mon collègue Devérité qui avait été placé comme (( moi sur la liste des décrets d'accusation et qu'elle a rap- « pelé dans son sein avec les décrétés d'arrestation , aus- (( sitôt qu'elle a su qu'il n'avait été traité plus rigoureuse- « ment qu'eux que pour avoir envoyé à son département (( les deux Constitutions en disant : choisisse: I >>

i" Qu'aucun des députés dénommés aux décrets des 28 juillet et 3 octobre 1798 ne pût rentrer à la Convention;

2" Qu'il ne pût être fait contre eux aucune poursuite par les tribunaux.

Il faut noter qu'en disant « aucun des députés dénommés aux décrets... », Merlin indiquait que le décret du i3 mars 179^ ne pouvait avoir d'efï'et rétroactif, et que, par conséquent, aucun des contumaces autres que les dénommés n'avait perdu son siège.

C'est ce qu'on avait déjà admis implicitement, dès le 8 décembre, en rappelant sept d'entre eux. Par contre, ce terme dénommés désignait non seulement les hors la loi, mais aussi les décrétés d'accusation, et les maintenait exclus de la Convention.

C'était l'amnistie, ce n'était pas la justice. La cause n'était qu'à moitié gagnée.

On comprend que Merlin et les Comités aient reculé tout d'abord devant la réintégration de tels proscrits. Rappeler à la Convention, oii siégeaient encore Amar, Billaud-Varenne, CoUot d'ilerbois, les voix vibrantes de Lanjuinais et de Louvct, la grandiloquence d'Isnard, l'intrépidité de Kcrvélégan, c'était restaurer tout simplement la Gironde. Mais rien n'y lit, ni habileté, ni prudence. Le nouveau courant était irrésistible; il

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fallut en venir là. Dix jours à peine écoulés, la Convention, dans sa séance du 27 décembre, donnant suite cette fois à cette dénonciation de Lecoinlre qu'elle avait déclarée calomnieuse quatre mois auparavant, nommait — et toujours sur un rapport de Merlin — une commission de vingt et un membres pour examiner les cas de Barère, Billaud-Varenne, Gollot d'Herbois et Vadier'. On ne touchait pas, pour le moment, et sans que j'en aperçoive la raison, aux trois autres membres dénoncés par Lecointre, Amar, David et \ oulland. Le terrain n'en était pas moins déblayé.

Les choses allèrent cependant moins vite qu'on n'eût pu s'y attendre. Les mois de janvier et février 1796 se traînèrent en menus incidents.

Le 6 janvier, arrive à la Convention une lettre de Despinassy, datée du 19 décembre % remerciant l'Assemblée de la « justice éclatante » qui

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