‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 123 sur 153 · I. Monileiir (\u lojanvicM · texte numérisé non relu

I. Monileiir (\u lojanvicM

l'Assemblée, et c'est en cette occasion que Legendre cita ce mot de Danton, mot si célèbre depuis : « Emporte-t-on sa patrie sous la semelle de ses souliers? »

Ce qui me fait croire que Laurenceot sondait le terrain pour Louvet, c'est que, précisément, dès le lendemain, 8 janvier, on lut une lettre de Louvet, que le Procès-verbal^ analyse en ces termes :

(( J.-B. Louvet, député du Loiret, l'un des représentants du peuple décrétés d'accusation et mis hors la loi, écrit à la Convention nationale pour demander justice. 11 invoque les formes protectrices qui ont été décrétées pour la garantie des représentants du peuple. » La Convention renvoya cette lettre aux Comités. Nous n'avons pas cette lettre. Le Moniteur du ii janvier, rendant compte de celte séance du 8, donne le texte de la lettre du lo décembre précédent, qu'il n'avait .pas encore publiée.

En tout cas, Louvet, à ce moment-là, se gardait bien d'avouer son émigration. Ses Mémoires, qui parurent vers la fin de janvier 1796% sont datés (( des cavernes du Jura», comme s'il n'eût jamais mis le pied en territoire étranger.

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