ÉPILOGUE
lative, la montrer maîtresse du pouvoir (en apparence du moins) dans les derniers mois de 1792, raconter ses luttes désespérées dans les cinq premiers mois de 1798 contre la dictature de Paris. C'est un tout autre sujet.
Une seule question générale, dans cette histoire de leur proscription, se présente à l'esprit, et je ne voudrais pas me soustraire à la réponse. Ceux des proscrits du 2 juin qui quittèrent Paris pour aller appeler aux armes les départements, étaient-ils dans leur droit;^ Oui, assurément, le droit était avec eux, car la représentation nationale avait été indignement violée. Était-ce leur devoir? Ici, je n'hésite pas à penser que non. Devant la France envahie par l'ennemi, prête à tomber en morceaux, Vergniaud, Gensonné, Yalazé, Lehardi, qui attendirent la mort avec une stoïque résignation, paraissent vraiment plus grands que Buzot et ses amis allant soulever la Normandie.