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venus au Bureau réclamer contre, et ont signé diverses déclarations pour qu'il conste qu'ils n'approuvent point ce décret et qu'ils n'ont point pris part à la délibération ». Nous avons les noms de six de ces réclamants du 2 juin, Amyon, Blaviel, Ferroux, Périès, Rouzet et Tournier*. Pour eux, le décret est nul, puisqu'ils n'ont pu délibérer librement. C'est ce qu'indiqua aussi Grégoire, le /| juin, lorsque le pusillanime Durand-Maillane, un des secrétaires de l'Assemblée, vint lire le procès-verbal du 2 : « Grégoire demande qu'on constate au procès- verbal les insultes et les violences faites à la représentation nationale... Quand la Convention rend des décrets, il faut que les départements soient assurés qu'elle a été libre^ » Durand-Maillane répondit évasivement : « J'ai rendu compte de la généralité des faits, de façon que l'on puisse voir dans quel état la Convention a délibéré*. » Sur quoi, après une
1. Ils eurent soin de le rappeler en signant la grande protestation collective du 6 juin, dite des Soixante-quinze, dont je vais parler.