‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 17 sur 153 · I. Moniteur du · texte numérisé non relu

I. Moniteur du

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vaient-elles leur servir? à dégager leur responsabilité, assurément. Mais après? à préparer peutrtre la guerre civile? Et pourtant, peut-on leurs reprocher d'avoir voulu libérer leur conscience?!

Dès le 5 juin, neuf députés de la Somme, Vsselin, Delecloy, Devérité, Dufestel, François, (iantois, Florent Louvet, Martin-Saint-Romain, liivery, signent une «Déclaration à leurs commettants' », que l'un d'eux, Delecloy, porte aussitôt à Amiens. Un dixième, Saladin, envoya une protestation distincte^

Le même jour, Lozeau, de la Charente-Infé- I ieure, envoyait à son département, ainsi qu'aux administrateurs du district de Marennes, un longmémoire )) où il rendait compte des violences (lu '2 juin, et les llétrissait avec indignation'.

i. liéimpriinrc par Moiiiiiior-Tornaux, t. VII, p. 5^6, mais i\('c des faulos d'impression, Drlor/o/ pour Dolocloy, François Martin pour François et Martin.

2. Saladin signa, on outre, la protestation des SoLranle- (jninzc. Les trois autres députés de la Somme étaient Sillery, alors en état d'arrestation (depuis le début d'avril); André Dumont, monla^Miard, et Ilourier Eloi (pji ajouta une déclaration équivo(pie à celle de ses collègues.

.'i. Morlimer-Ternaux, t. \ II, p. 7)(h\. Là aussi le nom est défiguré, Loiscfin au lieu de Lo/eau. (Loiseau était député d'Kure-et-Loir cl n'.iv.iil rien à é'crirc (l;ms l;i ('h.ircMle-lnférieure.)

5o LA PllOSCUIPTION DES GIUONDLNS.

Vers' le même moment, protestation de huit députés de l'Aisne, Belin, Bouchereau, Gondorcel, Jean Debry, Fiquet, Le Cailler, Loysel, M. E. Pelil, adressée « aux citoyens du département' ». La pièce n'est pas datée, mais elle est certainement des premiers jours de juin. ^

Il faut placer aussi au début de juin uno protestation envoyée à leurs commettants par cinq députés de la Haute-Vienne, Faye, Lacroix, Lesterpt-Beauvais, Rivaud et SouUgnac. Nous n'en avons ni la date exacte, ni le texte ; nous ne la connaissons que par les dénonciations qui en furent faites à la Convention, d'abord celle du 27 juin% que l'Assemblée se contenta de renvoyer au Comité de salut public, puis celle du 21 août apportée par leur collègue Gay-Vernon, et qui cette fois détermina leur arrestation •\

T. Mortimer-Ternanx, t. MI, p. 549. Dos quatre autres députés de l'Aisne, BefFioy était en mission ; Quinette, prisonnier en Autriche; Dupin jeune, après avoir donné sa sig^nature, l'avait retirée. Le quatrième était Saint-Just.

M. E. Petit publia, en outre, une protestation séparée. « Adresse aux Français ». (Maurice Tourneux, Bibliographie, n" 4o34.)

2. Procès-verbal de la Conventioii,i.\]\, y>. i3g; Moniteur du 28 août. Cf. Mortimer-Ternaux, t. \\\, p. 553. Le septième député de la Haute-Vienne, Bordas, s'était abstenu.

3. Lesterpt-Beauvais aurait été, dit Mortimer (t. VIII. p. 498), dénoncé par Raynaud et Noël Pointe, alors en mission du côté de Lyon. >e pas oublier que Gavaignac, Gillel, Merlin (de Douai) et Seveslre, en mission dans le Mor-

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De même, probablement au milieu de juin, Baréty, Borel, Cazeneuve, Izoard et Serre, députés des Hautes-Alpes, adressèrent à leurs commettants un compte rendu où ils protestaient contre la violence faite à la Convention. On en trouvera le texte dans Wallon, 31 mai, t. I, pp. /i84-488. (Il n'y a pas de date, mais tout indique que la pièce fut écrite peu après le 2 juin.) Mentionnons encore la protestation de La Revellière-Lépeaux et de trois de ses collègues de Maine-et-Loire : » Pilastre, Leclerc, Lemaignan et moi, ne la trouvant pas assez forte [celle des Soixante-quinze, à laquelle nous allons arriver], nous en signâmes une particulière, que nous fîmes imprimer et répandre, avec une déclaration que j'avais fîiilc en dernier lieu à la tiibune'. »

Enfin, le 3o juin, Dechézeaux, de la Charente- Inférieure, écrivit au Comité de sûreté générale

bilian, liront à l.orient, le i4 j'Jin? imc proleslation conlrc le 2 juin ('Duchàlcliicr, La /?<?i;o/«//o/t en Bretagne, t. II, p. 876, on donno le texte;. Mais dès le 21 juin, ils se rétractent (Mortimer-Ternaux, t. Mil, p. 463). Cf. Wallon, Le 31 mai, t. I,

I. Mémoires de Iji licvelïière, t. 1. p. >5.'i. — Nous n'iiNoiiN ni la date, ni le texte de celle pièce, (pii, l)i(Mi (prelleail de " iin[)riinée », doit èlre introuvable, car elle ne H^nr<' pas ii la hibliof^rapliic du livre, bien documenté d'ailleurs, (pie M. Albert Meynier a consacré à La llevellière. Mais riionriMc La Hevellière peut (>tre cru sur parole.

une courageuse lettre', où il revendiquait hautement l'honneur et la responsabilité de flétrir le 2 juin.

Ces diverses protestations adressées aux départements ne lardèrent pas à être dénoncées aux Comités de la Convention , mais on jugea d'abord plus prudent de ne pas inquiéter les signataires. André Dumont vint bien, le 3o juin, au nom du Comité de sûreté générale, proposer l'arrestation des huit députés de l'Aisne % mais l'Assemblée s'en tint à renvoyer l'afTaire au Comité de salut public. De même, pour les neuf députés de la Sommet Ceux de la Haute-Vienne, bien que dénoncés vers le 27 juin, ne Jurent frappés que le 21 août, alors que l'heure des ménagements était passée'.

Arrivons enfin à la grande protestation qui fut signée, les 0 et 19 juin, par soixante-quinze députés.

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