P. V. G., t. XVI, p
2. Ibid., t. XVII, pp. 59 et 60. La lettre avait été interceptée par Dubois-Grancé et Nioche, qui commençaient le blocus de Lyon.
(J or sas, Gaadel.
llenry-Larivlèrc,
Kervélégan,
Lanjuinais, Lesage, Lidon, Loavet,
Petion,
Rahaat-Sainl-Éllenne ,
Salle,
Valady.
Ainsi, aux huit noms proposés le 8 juillet par Saint-Just*,on en ajoutait dix (je lésai soulignés).
2' On décrétait d'accusation : ,
Boilleau,
Cussy,
Fauchet,
Gardien, Gensonné, Grangeneuve,
Lasource',
Meillan, Molle vaut,
Valazé et Vergniaud.
Par conséquent, aux cinq noms proposés le
I. Saint-Just avait proposé neuf noms; mais ici on retranchait Birottcaii, atteint déjà le la juillet par un décret spécial.
j. Lasource, d'abord contumace, venait de réintégrer son domicile le 22 juillet et de se constituer ainsi volontairement prisonnier, en ayant soin d'en informer la Convention et de déclarer qu'il refusait toute anuiistie (P. \ . C, t. XVH, p. 88, etTuetey, W'p., 1. MU. n- ^192, 3196, 3aQa).
bO LA PIIOSCIUPTIO.N J)I'S (JIIIOMMNS.
(S juillet pour l'accusation (disons plutôt quatio, puisqu'on venait de faire passer Guadot dans la catégorie des « hors la loi »), on en ajoutait sept, sans que nous puissions discerner pour quels motifs Cussy, Grangeneuve,Meillan et Mollevaut, fugitifs, n'étaient pas inscrits parmi les « hors la loi ». *
On se rappelle que le projet de Saint-Jus t rouvrait les portes de la Convention à ceux des vingt-neuf proscrits du 2 juin contre lesquels aucune pénalité n'était proposée. Sans parler de Bertrand-Hosdinière, nommément désigné, ils étaient 10 compris dans cette amnistie anonyme. Mais 10 de ceux-ci étaient atteints parles nouvelles propositions de Barère; je n'en vois plus que o sur lesquels il y aurait eu lieu de statuer : Gomaire, Lehardi et Viger. Or, il n'est pas question d'eux. Voulait-on leur faire grâce par prétérition, en laissant aux Comités le soin de statuer sur leur sort? C'est ce qui arrivera pour Gomaire, qui sera élargi (et même remis en fonctions !) à la fin d'août. Il dut en être de même pour Viger, car nous verrons qu'il siégeait au 3 octobre. Mais, en ce qui concerne Lehardi, si en vue dans le camp girondin, à l'âme si intraitable, c'est vraiment singulier. Ce qui est certain , c'est qu'il ne fut ni ramené à son siège, ni remis en liberté, et qu'il était toujours sous les verrous
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lorsque le décret du 3 octobre le frappa d'accusation et renvoya au tribunal révolutionnaire.
Barère osera écrii-e plus tard, dans ses Mr moires', qu'il avait gémi d'avoir eu à faire rendre, contre les députés « fédéralistes », « des décrets que son cœur désavouait ». Oui, nul doute que là, connme toujours, il nait été qu'un lâche exécuteur. C'est Couthon, le doux et implacable (louthon, qui avait dressé les listes. ?sous le sa- Nons par Laurenceot, qui, dans la séance du 7 janvier 1795, dira : « Ces dignes républicains ont été mis hors la loi par Couthon seul. Oui, si Barère est présent, je l'interpelle. Niera-l-il (pie la liste des 1^7 individus qui fuient déclarés hors la loi sur sa proposition n'était signée (pie de' Couthon seul?' »
Les proscripteurs pouvaient aller leur train. Depuis le i.'> juillet, la déroute des insur,nés du