Presque tous déjà en fuile, el c'est pour cela sans
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pas oublier que Boyer-Foufrèdej Doulcet, Ducos, Hardy et Isnard avaient déjà été plusieurs fois menacés.
En somme, sur ces ^o proscrits, 19 — presque la moitié — étaient contumaces. Les vainqueurs n'en tenaient que 21. Une lettre du ministre de la Justice de ce jour-là (Tuetey, t. VIII, n" 3650) ordonna de les conduire à la Conciergerie.
Ahticle lll. — Est confirmé le décret du 28 juillet qui déclare traîtres à la patrie, et par conséquent met hors la loi 20 députés. Ce sont les 18 déjà mis hors la loi le 28 juillet, auxquels on ajouta sans explication Cussy et Meillan qui, au 28 juillet, n'étaient que décrétés d'accusation '.
doulr (jiroM los avait mis sur la lislc : Aiidréï, Hoiicl, Hrcssori, Dclahayc, Uoiilccl. l)iival,(iaiiioii, Hardy. Isnard, NorI, Savary.
I. (]ussy et Meillan m<' (if^urcnl pas parmi les liois la loi (In :<8 juillet, ni au P. \ .(]. de la (Convention, ni au .loiinial (les (léhals el décrets, u\(\ni\s \i\ collection olticielle des dccrels publiée par Baudouin, (le n'est (pie dans le Monilcur du '.U juillet (pi'on les trouve ran^M's dans cette cat(''gone, sans doule par suite crune erreur. Il s(Mnble donc (pT \mar, Iravaillard a>cc le MoftUeur sous les yeux, ail lail «'lat de (•('Ile erreur, (df. Wallon. Trih. rrr.. I. II. |)p. 7()-«So).
lO/i LA. PROSCRIPTION DES GIRONDINS.
D'autre part, on omet de rappeler que Birotteau est aussi hors la loi depuis le 12 juillet'.
c< Article IV. — Ceux des signataires des protestations des 6 et 19 juin dernier qui ne sont pas renvoyés au tribunal révolutionnaire- seront mis en arrestation dans une maison d'arrêt et les scellés apposés sur leurs papiers. Il sera fait à leur égard un rapport particulier par le Comité de sûreté générale. »
Suit la liste des noms des 70 signataires de ces deux protestations (on la trouvera au chapitre vu).
Un membre fait observer alors que Boyer-Fonfrède etDucos, dont les noms ont été lus, ne sont pas dans la salle', et « demande que le Comité
1. Et Giroust, fugitif depuis le mois de juin, déclaré démissionnaire depuis le i5 juillet, continue à être oublié. Volontairement ?
2. Ceci vise Bresson, Duprat, Gamon, Lacaze, Lauzc-Deperret, Masuyer, Savary et Vallée, qui étaient bien des 75 signataires, mais qu'atteignaient déjà les articles 1 et II.
3. Ce qui était faux. Ils étaient là. \atQl{Vergniaud,i. II, p. 471), a publié le procès-verbal constatant qu'ils ont été arrêtés en séance, le 3 octobre, au poste du grand corps de garde, où on les avait déposés au sortir de la barre, puis conduits à la Conciergerie.
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(le sûreté générale soit autorisé à les faire arrêter », mesure dont l'exécution incombait légalement à la municipalité. On avait bien^ peur de voir échapper ces deux derniers orateurs de la Gironde ! Adopté^ et étendu à tous les députés visés par les articles du décret. On va voir que le Comité, sans doute débordé de travail, ne prit que très tard dans la soirée un arrêté à cet effet'.
Viger essaie alors de prendre la parole pour sa défense. D'où il appert que Viger, décrété depuis le 2 juin, assistait à la séance! Il avait d'abord (Hé en arrestation chez lui, très étroitement, avec deux gendarmes, en juin et en juillet. Puis, le 25 juillet il avait été autorisé à circuler en ville avec un seul gendarme'. Au milieu d'août, il demandait à être remis en liberté, invoquant le rapport de Saint-Just qui rouvrait la Convention aux députés contre lesquels il ne proposait pas (le mesure'. Espérait-il donc qu'on ferait pour lui ce qu'on faisait alors pour Gomairel* Il est plus probable qu'on lui avait appliqué le traitement