‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 72 sur 153 · A LA FORCE. 1 'JO · texte numérisé non relu

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autre, donnant ces noms, et elle ne leur est arrivée que le i5 ! Ils n'ont donc pu faire procéder à récrou que de ceux qui, « présents à la séance, ont été arrêtés à la barre n. Aussi n'ont-ils encore ({ue 27 députés à La Force*. Mais c'est là une erjcur étrange, puisque nous venons de voir que, outre les 25 arrêtés en séance, il y en avait eu :\\ autres d'appréhendés du 4 au 17 octobre ! L'in- ( ohérence était au comble ^

Au i5 novembre, il y avait encore 17 députés

lonton n'avait pu découvrir le dernier domicile- • cst-à-dire contumaces.

Au total, nous trouvons à La Force dans cet hiver de 1793 à 1794 :

Amyon (Tuetey, t. IX, 11" i8/i, i85).

I. Tuetey, t. Mil, n" 8710. 11 y en avait 7 à la Conciergerie.

a. Au 19 octobre (Tuetey, l. \ III, n° SGg^), les scellés avaient été apposés chez la plupart des absents, au nombre de 2D. Non qu'il n'y eût que 25 absents, mais il n'y en eut (|iie 2.5 chez qui on mit les scellés.

Au total, fc'rande mollesse d'exécution, et résignation lacile chez les Soixante-quinze, comme s'ils sentaient que te n'était pas à eux qu'on en avail. et (pi'on ne voulait que se couvrir par des formalités.

l/|4 LA PROSCHIPTIO-N l)i:S GIRONDINS.

Aiihry^ a raconte ses faits militaiies » (eélan iiii ancien capitaine d'artillerie).

Blad « s'impatiente et se foule nn nerf ».

Blanqui.

Blaux (Tuetey, t. IX, n" f\6).

I^olian (id., n" 5/i).

Cliastellain (mentionné par Champagneux).

Cazeneuve (Tuetey, t. IX, n' 05).

Corbel (on verra plus loin que, le 21 juin 179^, il signait une leltre à Robespierre, datée de La Forée).

Gouppé, amené là le '2'.>. novembre. Auparavant, depuis son arrestation du i" juillet, il avait été détenu à domicile avec deux gendarmes, sans que Botot du Mesnil, le capitaine commandant la gendarmerie des tribunaux, en sût rien ! (Tuetey, t. VIII, n" 3726).

Dabray {id., t. IX, n" 76).

Daunou'^

1. (ùliampagneux, alors détenu à La Force, a raconté ses souvenirs de prison dans un morceau intéressant, inséré par lui au tome II, pp. 389-440, de son édition des Œuvres de A/'"" Roland, et il y nomme Aubry parmi ses compagnons de captivité. D'autre part, un très curieux pamphlet du temps, Dialogue des morts de la Révolution, reproduit par Dauban {Les prisons de Paris, p. ^ôg), nomme dix des députés détenus à La Force, et les caractérise de traits parfois assez pittoresques, que je reproduirai.

2. « Daunou conserva dans sa prison une âme paisible et s'y nourrit de lectures graves et saines; on le trouvait

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Del a ma ne « ne s'embarrasse de rien' ».

Descamps (Tiietey, t. VIII, ii" 3G8()).

Doublet, mort à La Force le i>^i novembre

Dubusc (Tnetey, t. IX, n"* nr.).).

Dugué d'Assé (ibid., n' io5).

Dusaulx « radote^ ».

Estadens (Tuetev, t. \ III, n' o()()i).

Faure, « allume sa pipe ».

Fayolle (ïueiey, t. IX, n" j32).

Fleury {id., n" i38).

(jarillie, a signé la lettre du n Juin i7()'i. dalée de La Force.

(iirault (Tuetev, t. IX, n jj;).

(iuiler (Id., n" lOy).

Ilecquet, a signé la letlie du 21 juin \~\)\.

Laplaigne (Tuetev, t. IX, n" i()7).

Laurence, nommé dans la i-elalion de Qnc'innec.

Laui'enceol, (^ joue à la galoche ».

toujours Tncilo. Cicj'ioti. on iiiilrc iiulciir jincicii. ;i la Mi.'iiu... » ((iliampa^ncux. )

I. Le liiiUetin d'auhujraplirs de Noël (^liaraNay ((h'cctnhio 191 2) signale une lettre écrite par Deinniarre, «h- La l'onr. \v 17 décembre l'o'^- J» Denoruiandic. direclour de la liijiiidatiori.

a. « Souà^M'a\ail alVaibli les racullc's de son cspril. (Icpen dard il pailail (Micorc assez aj.,'r»'al)lenieid d'ohjels d«' lilh' rahitr. > Ohampa^Mii'iix. 1

ll\G LA PROSCRIPTION DES GIRONDINS.

Lefebvre (Seine-Inférieure), nommé dans le récit de Quéinnec.

Marbos (ïuetey, t. Vlll, n" SGg/i).

Massa {id., t. IX, n" 211).

Mercier, u végète ».

Moysset (Tuetey, t. VIII, n" 3G88).

Qbelin {id., t. IX, n" 2/48).

Olivier-Gérente (ibid., n" 252).

Periès {ibid., n" 25o).

Peyre, d'abord au Luxembouig-, comme on l'a vu. Mais, le 21 juin 1794, nous le trouvons à La Force, où il signe la lettre à Robespierre, mentionnée plus haut.

Quéinnec, a écrit une relation de sa captivité.

Richou (ïuetey, t. IX, n" 274).

Royer, ce lit son bréviaire ».

Ruault (ïuetey, t. IX, n« 323).

Saint-Prix (Soubeyran de) [ibid., n" 362].

Salmon « tremble ».

Serre (ïuetey, t. VIII, n" 3694).

ïournier {id., t. IX, n*' 375).

Varlet et Vincent ont signé la lettre à Robespierre du 21 juin.

Soit un total de 47 députés dont je retrouve les noms. Mais il m'en échappe, car ils devaient être plus nombreux. Dabray, dans une requête au Comité de salut public (ïuetey, t. IX, n" 79), dit 67 ; ailleurs, il dit « plus de 60, rien que dans

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le Bâtiment neuf » (Ihid,, n" 82). Bailleul, dans son Almanach, p. 46, dit : « soixante et quelques. » Tout cela concorde.

C'était la grosse masse des décrétés du 3 octobre.

Il y avait aussi à La Force, en dehors de ceux qu'on y avait amenés en vertu du décret du 3 octobre, Yalazé et \ ergniaud (mais jusqu'au 6 octobre seulement), Kersaint (du 20 septembre au 4 décembre), Beugnot, qui y arriva le 26 décembre, Achille du Chastellet, qui s'y donna la mort le 20 mars 1794; Linguet, qui en sortit pour aller à l'échafaud le 27 juin suivant, Gonchon, (( l'orateur du peuple »; Palloy, l'exploiteur des pierres de la Bastille, et Ghampagneux.

On logea les députés prisonniers au quatrième étage du Bâtiment neuf, construit depuis quelques années « entre deux cours plantées d'arbres )), assez sain, mais surencombré. Aussi, dès le 10 octobre, quatorze d'entre eux, dont Quéinnec, furent-ils obligés, faute de place, de descendre au rez-de-chaussée, dans un parloir humide et commun aux prisonniers de toute caté-

t'|8 la PllOSCUIPTION DES GIRONDINS.

goric'. Ils durent se loger là dans un espace de 32 mètres carrés, u Nos lits étaient ployés le jouiet entassés pour ne pas obstruer le passage. »

On leur faisait payer, comme loyer, i5 livres par mois et par personne; Blanqui dit 22 livres; Dugué d'Assé (ïuetey, t. IX, n" m) déclare avoir donné j5 livres par mois en novembre et décembre 1793, 22 livres 10 sous en janvier et février 1794, « bien qu'il fournît son lit et ses draps ».

Ils semblent avoir rencontré plusieurs agents vraiment bumains. Blanqui loue très fort le guichetier-clief Ferney ; une relation du temps, plusieurs fois reproduites vante l'humanité du concierge Bault, et surtout de sa femme, Ghampagneux' parle aussi avec gratitude du chirurgien, « le bon ïrouillet », compatissant et désintéressé. Mais tous ne leur ressemblaient pas, témoin un gardien, un certain Ruil, surnommé /?«piaw/ (voleur), qui dépouillait cyniquement les mourants ^

1. <( Les prévenus de vol et ceux qui étaient condamnés aux fers [étaient alors] renfermés dans le quartier de La Force appelé le Bâtiment neuf. Ils tentèrent plusieurs fois de s'évader. » (Bûchez, t. XXXIV, p. 872. Procès de Fouquier Tinville, déposition de Ferrières-Sauvebœuf, 4 avril 1795.)

2. En dernier lieu par M. Dauban, Les prisons de Paris. pp. 423 et suiv.

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