‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 79 sur 153 · Tuotoy, t. IX, n · texte numérisé non relu

Tuotoy, t. IX, n

\i\j. LV PROSCRIPTION DFS (;inOM)I>S.

voyani la Ici lie de Baillcul aux (lorriilrs de sùreir l,^énérale el de salut publie, pour qu'il lût fa il un rapport saus délai (l'i février i7«)^i)'.l n mois après, le i() mars, elle décidait, uiesure non moins nette, (|ue haillcul sérail liimsfc ré de lit Conciergerie au Luxemboujg'.

La Iroisièuie campagne des llébertisles coidrc les (fi rondins détenus eut lieu en févj-ier et en mars i-\)fi. Le 4 février, aux Jacobins, Brichel, un des commis du ministère de la guerre, c'eslà-dire un des bommes de Vincent (secrétaire général dudit ministère), propose une pétition à la Convention pour faire décréter ([ue le tribunal révolutionnaire jugera, dans laprocbainc décade, les restes impurs des « hommes d'Elat »\ Puis, ti'ois jours après, il demande « que la Société présente

1. Tiioi(\\. I. i\. Il ■ 'M. 32. r. ^. c. I.. \\\i. |). vS'i.

llonnaji, prcsidciiL du tribunal révolulionuaire, écrivait Je jour même à la Convention pour s'excuser d'une « erreur purement matérielle ». (Tuetey, t. Yïll, n" 1801).

2. Et le pauvre Bailleul, au Luxembourg, se désolera en apprenant la chute de Robespierre! (Beaulicu, Essais. 1. \ , p. 367.)

3. Aulard, Jacobins. (. V, pp. O39-6A0. C'est \Iaral qui appelait les Girondins « les hommes d'État». — Ne pas confondre Brichet avec Brochet, juré au tribunal révolutionnaire.

LA P1lOTECTTO\ Di: JlOBESPIERRE. I G.'i

<l('inaiii à la (lonvcnlioi) la pétition dont il a prupusr Je j)mjel, el qui Icnd à obtenir le jug-emonl (lu reste des Brissotins dans le délai d'un décade et l'épurement de TAssemblée par l'exclusion des erajiauds (lu \ïîuais »'.

n<)l)espierre fit écarter celle motion par un discours énerf^fique, plein de sens politique.

« S'il existait autrefois, dit-il, un Marais é^^aré par les chefs (l'une faction infâme, dont la plupart ont péri sur réchafaud. il est constani (pic depuis ce moment la Convention a sauvé la ])alri(', el (j(i€ rruj- (/ai- composaicnl aulrefois le Marais se Ugaeiil arer la Montagne pour prendre les déeisions ri(joa relises el s<dnUdres: ce qui prou\e (pie des scélérats avaieid coirompu (pieUjues individus faibles el (pic la masse élail bien inlenlionné(\.. »'■.

... ' (l'est aujourd'hui un lr('s beau iiMc d(* dvclamcr contre le Maiais et contre une nouvelle Jdriion |les l)anlonistes|. Kn frappant à la fois le Maiais el If far/ ion noa relie, c'est donner à celle-ci ra[)piii du Marais, (|ui. se croyant tout entier nicnaeé de I échîifand, se i-allierait aux chefs de la factioii... »

Hobespierre piolilad ailleurs de lincidenl pour faire exclure Brichet de la Société.

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