‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 80 sur 153 · I. Viilard. Jdrohins, [). i · texte numérisé non relu

I. Viilard. Jdrohins, [). i

l04 lA l»ROSCniPTIO\ DES CIRONDINS.

Les aboveiirs furent muselés pour trois semaines. Mais, dès les premiers jours de mars, ils recommencèrent. Le 4 mars, Hébert dénonce, à la tribune des (^ordeliers, ce la faction qui veut sauver les complices de Brissot, les soixante el un royalistes qui tous ont commis les mêmes crimes, qui, par conséquent, doivent de même monter à l'échafaud. Pourquoi veut-on les soustraii'c au supplice? c'est que des intrigants se senlenl dans le cas de la même punition...

« M. \niar est le grand faiseur, l'instrumenl (pii doit soustraire au glaive vengeur les soixante et un coupables'.

« Quand soixante el un coupables et leurs compagnons sont impunis et ne tombent pas sous le glaive, douteriez-vous encore qu'il existe une faction qui veut anéantir les droits du peuple? Quels sont les moyens de nous en délivrer? L'insurrection. Oui, l'insurrectionM »

1. Il semble d'ailleurs qu'Amar lit attendre le dépôt de son rapport autant par paresse que par tactique. Le ï" mars 1794, le Comité de sûreté générale le lui réclamait en termes pressants et désapprobateurs.

Soixante et nn, soixante-deux, c'était en effet à peu près le chiffre des députés effectivement détenus, la plupart à La Force.

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