‹ La proscription des Girondins, 1793-1795Chapitre 81 sur 153 · Moniteur du 7 mars · texte numérisé non relu

Moniteur du 7 mars

LA PIIOTEGTION DE ROBESPIEUUE. l()5

Le surlendemain, G mars, Vincent, relâché depuis quelques jours, mais non assagi, s'écriail, à cette même tribune des Cordeliers : a Une insurrection est nécessaire pour faire juger les soixante-deux députés qui sont détenus. »

Trois jours après (9 mars), une réconciliation avant eu lieu, par l'entremise de Collot-d'Herbois, entre les hommes de gouvernement et Hébert, celui-ci protesta de ses bonnes intentions, mais Vincent, avec son intempérance coutumière, lie put s'empêcher de revenir sur la question. « Pourquoi tous les Brissotins n'ont-ils pas été |)unis? Pourquoi a-t-on attendu quatre mois sans l'aire de rapport^:*... ».

Les Comités voulurent en finir. Le i.) mars, à la suite du terrible rapport que Saint-Just \ inl lire à la Convention « sur les factions de l'étranger », Fouquier-ïinville fit arrêter et écrouer à la Conciergerie, pour être traduits au tribunal révolutionnaire, non seulement Vincent cl Koiisin, mais Hébert, auquel on navail pas osé toucber jusque-là*.

Ainsi, dans cette lutte de plusieurs mois entité

I. MonUrurdu it mars. Or rapport réclamé par \ inc tnl csl <rlui (|uo la Convontioi». dans sa séance du l'î novembre, a\ait demandé pour le ai, mais qu'ensuite, dans sa séance du 18. elle avait indéliniment ajourné.

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