Recueil des Prisons, t. I, p
LES MISKUES DE LA PlUSON. 187
(lu (loinilé de sûreté générale les autorise à s"em])arcr du numéraire des détenus. » On ne laissa à ehnenn que Tx) à 60 livres au maximum '.
•Nous n'avons pas cet arrêté du (Comité de sûreté irénérale, mais nous savons- qu'il est du lO floréal an 11 (5 mai 1794). ^''est le lendemain que (ireppin vint, à La Force, procéder à son exéculion. Le mrme Jotm", on o])érai( ;nissi à Sainl- Lazare^
Pourquoi cette mesure vexatoiro? Tout semble indiquer ' que le (Comité de sûreté générale songeait, dès le commencement de mai, à instituer dans les prisons ce qu'il iTétablit en réalité que deux mois plus tard, à savoir une table cominune, à laquelle tous les détenus contribueraieni également, el que c'est afin de constituer à l'avance une sorte de (( masse » pour les Irais de l'institu-
I. (' L'enlrvcMiHMit do loiilc somiiio au-dessus de 5o livres lut dès les preniiers mois en usn^^^e. On fouilla dans les malles, les j)aillasses, les coins, les K'duils, jusqu'aux habillements », dit Blanqui.
3. Tuetey, t. IX, n" 375. — Bûchez, t. \\\V , p. io5. — « Par un arrêté du Comité de salut public du 27 floréal (iCi mai 9^), on a dépouillé do leurs effets tous les prévenus », dit le témoin (îrandpré, inspecteur des prisons, au procès de Fouquiei-Tinville.