‹ La prospérité nationale de l'Allemagne de 1888 à 1913Chapitre 12 sur 17 · III. La Consontm'ation · texte numérisé non relu

III. La Consontm'ation

Le but final de toute activité économique est de satisfaire aux besoins matériels de Fhumanité. Or, lai production et le commerce ont, par suite d^une plus grande intensité du travail, d'un plus parfait outillage et d^une organisation plus méthodique, sut)i, durant les vingt-cinq dernières années, un accroissement tellement supérieur à celui de la population que ce surplus doit nécessairement se retrouver dans une augmentation de la consommation et une amélioration des conditions de vie dans notre pays. Sinon, il faudrait croire que nous avons, à force de travailler, perdu des yeux le but réel de notre effort.

Quoique toute activité économique tende à satisfaire d'une manière toujours plus complète et plus parfaite nos besoins matériels, il n'est point sûr qu'un plus grand rendement de notre travail économique s'exprime nécessairement par une augmentation correspondante de la consommation. A ce point de vue, il en est de la société comme de l'individu. A côté de la consommation, il y a l'épargne. Une bonne partie du produit du travail économique d'un peuple n'est pas absorbée par la consommation immédiate mais va augmenter notre force productive; la consommation en profite indirectement plus tard. Tout l'enrichissement de l'Allemagne dans les vingt-cinq dernières années, — les améliorations agricoles y compris l'amélioration et l'augmentation du bétail, les fabriques, les dépôts et les ateliers de toute sorte, les chemins de fer, les bateaux, les ports, les autres voies de communication et moyens de transport, les édifices publics, les titres étrangers et les autres valeurs productives, — représente

la part du produit du travaiJ allemand non employée à la consommation immédiate. Les sommes que forme une telle énumération paraissent énormes; nous essayerons de les évaleur exactement dans le chapitre qui traite de l'accroissement de la fortune nationale.

Commençons par nous rendre compte de la progression de la consom'mation à propos de quelques produits de grand débit sur lesquels nous possédons des statistiques suffisantes. Nous ne comprendrons pas dans nos calculs les articles qui, comme les métaux et les combustibles, ne sont pas des objets de consommation directe.

Prenons d'abord les céréales (froment et seigle).

Consommation de TAllemagne.

moyenne des années

sei)

total 1000 t

?le

par tête kg

froment e

total 1000 t

t épeautre

par tête kg

son

total 1000 t

ime

par tête kg

accroissem.

en %

La progression est remarquable; elle reste encore considérable si on pense qu^avant 1893 la statistique des récoltes se faisait d'après un système moins exact et tenait compte tout au plus d'environ 85o/o de la récolte. On peut conclure de ces résultats que Talimentation de la population est devenue sensiblement meilleure. L'accroissement de la consommation par tête est plus grand en Allemagne que dans les autres pays; c'est ce que prouve le tableau suivant:

Consommation du blé et du seigle. (Proportion par habitant (en kilogrammes).

Allemagne

Autriche- Hongrie

Grande- Bretagne et Irlande

France

Italie

États- Unis

accroissent, en »/o

Par habitant, TAllemagne a donc aujourd'hui la plus grande consommation de céréales. Cette première place était occupée autrefois par la France.

Le tableau ci -joint permet de suivre la progression de la consommation d'orge, d'avoine et de pommes de terre en Allemagne:

ori

total 1000 t

par tête kg

av(

total 1000 t

)ine par tête kg

pommes total 1000 t

de terre par tête kg

accroissement en "/o

Sur ce point encore, la comparaison avec les autres pays est presque partout favorable à l'Allemagne.

L'établissement de statistiques pour la consommation de la viande offre des difficultés toutes spéciales. Depuis 1904 seulement, nous possédons en Allemagne des éléments quelque peu utilisables pour un calcul de ce genre. Pour la Grande-Bretagne et l'Irlande, il existe

depuis longtemps des documents exacts; pour la plupart des autres pays, nous manquons de toute donnée.

En ce qui concerne ^Allemagne, on peut se faire une idée de la quantité de bétail abattu dans le pays en prenant la statistique des abatages professionnels en 1912 et les enquêtes officielles de 1911 et 1912, sur les abatages faits à la maison pour les besoins du ménage.

Abatages

Abatages professionnels en 1912

en milliers

Abatages pour les besoinsdu ménage

du 1"12.1911 au

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