‹ La prospérité nationale de l'Allemagne de 1888 à 1913Chapitre 14 sur 17 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Le Revenu national et la Fortune nationale.

Les chiffres précis que nous avons donnés dans le chapitre précédent permettent de suivre le développement de certaines branches de la production nationale, l'augmentation du commerce et des transports et enfin Taccroissement de la consommation pour certains articles importants. Presque tous ces chiffres montrent quel gigantesque essor a pris notre activité économique; ils imposent à notre esprit Timage d'un peuple plein de force, de vie et d'ambition. Il est naturel de chercher à réunir ces traits épars en un tableau unique. Quand nous voulons nous faire une idée d'une entreprise commerciale ou industrielle, nous examinons son bilan, nous balançons son actif et son passif et nous exprimons en un seul chiffre sa situation financière. Ne pourrait-on pas appliquer cette même méthode à l'économie d'un pays ?

On a déjà fait des essais de ce genre. Jusqu'à présent aucun d'eux n'a donné un résultat satisfaisant. Nous manquons, en effet, malgré les grands progrès de la statistique économique, des éléments nécessaires pour dresser un bilan correct et complet; nous n'avons pas d'inventaire exact ou de comptabilité qui embrasse la totalité de l'économie nationale. Il s'en suit que sur bien des points, on en est réduit à évaluer au lieu de constater. Un calcul dressé d'après

des données plus ou moins certaines remplace la liste des valeurs précises; on comble un peu, au hasard, de grandes lacunes; enfin les résultats obtenus en dernière ligne ne donnent que des valeurs approximatives susceptibles d'assez grands écarts. Malgré toutes ces insuffisances, il n'est pas sans profit d'essayer d'obtenir une image de notre prospérité nationale et de ses progrès. Un nombre unique, même largement approximatif^ fixe mieux les idées qu'une longue série de détails précis.

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