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accomplir aux soldats des marches dont Fe étapes
sont le plus souvent fort longues 4
Dans la plaine d’Arcueil, j'ai marché aussi, et pen-.
dant longtemps, sur les gradins largement échelon: nés de la roue d’une carrière de pierres; mais cet exercice m'a fatigué ef m'a paru bien plus pénible que la marche dans la drague de Toulon, et, par conséquent, dans le {read-mill des Anglais.
Je parle donc en pleine connaissance de cause; et j'affirme qu'il existe à Paris des milliers de personnes
chez lésquelles un exercice quotidien du (read-mill
serait éminemment salutaire. Je trouverais ces per-" sonnes parmiles savants et les gens de cabinet livrés.
à des études ininterrompues ; j'irais les chercher dans …
les grands séminaires, à l'Ecole Polytechnique, dans nos collèges et nos grandes écoles, pendant et après
les examens et les concours ; jy amèenerais les coutu- |
rières et, en général, tous ceux qui ont embrassé des professions sédentaires, et dont le mauvais état de. l'estomac résiste à toutes les médications ; enfin, on
pourrait y envoyer parmi les gens riches, ces hypo-
condriaques et ces femmes nerveuses, qui y trouve-
raient plus vite la santé qu’en allant s'adresser à toutes les sources minérales.
Le mouvement est, pour les prisonniers, unechose de première nécessité ; ils en ont d'autant plus besoin. .
qu'ils menaient, avant leur incarcération, une vie
plus active. Sous ce rapport, les prostituées l'empor-.
tent sur tous les autres. et, pour s’en convaincre, il |
suffit, comme je l’ai déjà dit, de visiter Saint-Lazare les jours. où elles ne travaillent pas. Pourquoi ne cher-
cherait-on pas à user chez elles cet excès de forces ? :
pourquoi dédaignerait-on un moyen dont les avantages réels ne sont pascompensés parde graves incon-
vénients, si toutefois ces Hope existent véri-
tablement ?
Je déclare franchement ma an de voir, et, répétant ce que j'ai dit, me fondant aussi sur toutes les raisons que j'ai précédemment développées, je pense
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