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DES PROSTITUÉES nu I
transitoire ; qu’elles le quittent, pour Ja plupart au bout d’un Re relativement court (voirlastatistique de la page 32); que très peu y persistent jusquà extinction ; ce 4 diminuera beaucoup à nos veux les causes de maladie et de mort qu'on leur suppose. Pour aborder les renseignements précis que j'ai pu réunir dans cette partie de mon enquête. quelques details numeriques, recueillis par moi sur un certain nombre rayées par décision préfectorale pendant une période dé dix ans. pourront nous donner une idée du sort réservé à quelques-unes de ces femmes au .InomMment où elles quittent leur métier avoué de prostituées. | | t64 prirent des états divers. parmi lesquels : — 392 Couturières, brodeuses. giletières, bretellièéres. gantières. frangières, dentellières. passementieres, etc.: 86 blanchisseuses : 83 marchandes dans les rues, 48 chiffonnières : 47 modistes ou fleuristes ;: 47 écaillères ; 33 marchandes à la toilette : 28 chapelieres et cordonnières : 19 polisseuses de différents métaux : 17 cardeuses de matelas; 17 actrices sur les théâtres. de Paris ou de la province; 14 brocheuses ou relieuses : 13 sages-femmes, dont plusieurs furent reçues à la Maternité : 11 infirmières dans les hôpitaux : 8 portières ; ! maitresse de musique dans un grand pensionnat.
Notons à part 108 « qui devinrent dames de maison. 247 achetérent ou créèrent des établissements de ICornmerce variés, parmi lesquels: — 53 des boutiques de mercerie, de parfumerie. etc.; 37, de fruiterie et primeurs; 37, de nouveautés; 33. des cafés ou: ‘brasseries; 27, des boutiques de modistes : 14, des. maisons garnies ; 14. des DABAATE de petite quin-. caillerie : 12, des restaurants ; 5, des pensions bourgeoises pour les deux sexes: 3. mie cabinets de fec-
LH: Lune sérarnce.de débitde tabac.
A61 entrèrent comme domestiques en différentes | maisons, dont : — 69, chez des restaurateurs. limo- nadiers, marchands de vins, logeurs, etc.; 49, chez
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destourneurs,ébénistes,menuisiers, serruriers, éte.; AT, chez des épiciers, fruitiers, boulangers ; 33, chez .
des employés de commerce et chez des rentiers; 28,
chez des gens riches, comme bonnes d'enfants, et. même chez des femmes titrées, en qualité de fermes.
de.chambre; 19, chez des magistrats, des avocats, des médecins, des artistes; 19, chez des négociants
et petits fabricants en boutique ; 16, chez d'anciens
militaires retraités ; 14, chez des vieillards et des infirmes, en qualité de garde-malades ; 9, chez de gros négociants, en qualité de demoiselles de magasin ou:
de dames de comptoir;.3, comme domestiques dans :
des pensionnats et des maisons d'éducation ; pour
153 autres, enfin, qui furent rayées commé entrant en. condition, la profession de ceux qui déclarerent les
prendre pour domestiques n’a pas été consignée sur :
. les registres de la police des mœurs.
Voilà donc 1,680 prostituées que nous pouvons … suivre jusqu’à un certain point au-delà de leur ancien
métier et dont ilnous est possible d'apprécier la nou-
velle position sociale. Mais ce nombre n’est pas toutà-fait le tiers dé celui de 5,081 formant la totalité des
femmes ravées par décision pendant la période de dix ans , choisie pour cette statistique.
Examinons maintenant, non pas te que sont déve
nues dans le monde où nous ne saurions les suivre,
mais les raisons pour lesquelles ont été rayées les. filles publiques formant les deux autres tiers, c’est-à-
dire la masse.
428" ont été rayées comme décédées dans l'exercice.
de leur métier ; 289, par suite de leur renvoi dans leur
pays grâce aux bons . des dames de charité: :
laïques dont j'ai parlé; 1,206, comme ayant quitté Paris. non pas A bee mais au contraire en justifiant qu elles allaient s'établir définitivement en d'autres régions et pour y vivre d’une profession honnête ; 319, rayeées comme ayant été placées dans des
maisons de refuges ou autres couvents pour leur. retraite ; 254, COMME reprises par leurs parents quien
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