‹ La prostitution à ParisChapitre 15 sur 64 · o/o parmi les isolées · texte numérisé non relu

o/o parmi les isolées

A Rotterdam, 35.5 "/o parmi les filles de maison, 10,1 "U éparses.

Rouen, 1B% parmi les filles de maison, 30.9% parmi les éparses.

Les condilions particulières de la prostitution dans chacune de ces villes expliquent seules ces différences. Dans nombre de cités provinciales, les fiUesen maison sont les seules qui se tiennent à peu prés ronvenablement. Les isolées sont des prostituées de la plus infime condition, qui ne fréquentent que les soldats ou les vagabonds, et qui, mourant presque de faim, accordant leurs faveurs pour « la boule de son « du troupier oii e verre d'alcool que leur paie un terrassier ou in charretier aviné, sont exposées à toutes les contagions.

Or, à Paris et à Bruxelles, la situation est absolument inverse. Sauf un très petit nombre de maisons bien tenues et fréquentées surtout par étrangers ou des provinciaux, les autres sont toutes de dernier ordre.

Parmi les filles isolées, soumises aux visites,

80 REGIME ADHIMSTRATIF

maladies véDériennes coostalées parmi les militaires de la garnison de Colmar, pendant les trois annés qui ont prÉcédé la suppression des maisons dG tolérance, a été de 70 par année.

Depuis la suppression, le chiffre des malades, ponr une période de douze mois, est descendu à 42.

« Le chiffre des maladies vénériennes traitées à l'hôpilal de Colmar a diminué d'un tiers environ, diHpnis la suppression (1). »

Je bornerai là mes citations, celle-ci me semblant répondre à toutes les objections des quelques partisans attardés du système des maisons de tolérance.

Filles isolées. — Il importe maintenant d'établir la relation des cas de maladies vénériennes constatés chez les flUes isolées, qui sont soumises

(t) 11 est vrai que plus haut, dans la même lettre, M, Schluinberger remarque :

« l.a police lie notre ville a reçu des inalrucHons sévËrea pour la surveillance de la prostitution cloadestïne; conformément k la Jurisprudence des tribunaux allemands, toate personne qui seiemmenl donne asile & une flile qui fait métier de prostitution, doit Être condamnée comme ajant bcilité la itfbauchc. (Art. 1SU du Gode pénal allemand.}

u La loi met donc entre las m<iins de l'autorité la possibilité de frapper le proxénétisme sous toutes ses formes.

> Les tribunaux de Colmar out prMË un appui précieux & l'administration municipale, en appliquant la loi avec fer-

LA RÉGLEHENTAIION SANITAIRE 81

Proporlion par 100 tfflss At cefleii reconnues iiiaWcs

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RicBAKD. — La ProstitatioD.

plus OU moins régulièrement à des visites sanitaires, avec le nomlire des cas relevés chez les filles insoumises, c'est-à-dire celles qui circulent sans contrôle par les mes, les places, les lieux publics, faisant le même métier que les premières.

Si je consulte les renseignements qui me sont " fournis par la Préfecture de police, je constate immédiatement une proportion bien plus considérable des afTections vénériennes parmi les secondes que parmi les premières. (Voy. le graphique page 8t.) Pendant la période de 187^ à 1888, je trouve, en effet, que tandis qne le nombre des filles isolées reconnues malades a été de 13,64 pour 100, le uombre des insoumises visitées, et dont l'état de maladie a paru suffisant pour motiver l'envoi à l'infirmerie de Saint-Lazare, a été de 31,80 pour 100; c'est-à-dire que le nombre des vénériennes insoumises est, à celui des vénériennes soumises à des visites sanitaires périodiques, comme 2.33 est à 1. (Voy. le tableau p. 83.)

Ici je me heurte à deux sortes de critiques.

Les unes émanent des médecins du Dispensaire, et des avocats officieux de la Préfecture de police, qui voudraient qu'on calculât les cas de maladies, non pas en proportion du nombre des flUes inscrites, mais en proportion de celui des visites sanitaires subies par ces filles.

LA B&GLBHSHTATION SAKITAIRE 83

napport des maladies vénériennes avec les filles

isolées et tes filles insoumises.

Fille?

Nombre

Nombra

Aune».

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