‹ La prostitution à ParisChapitre 18 sur 64 · I8SI 2.56U · texte numérisé non relu

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Ainsiqu'on le voit, et à l'exception des s 1881, 1882 et 1883, où le nombre des envois en ■punition a été trois ou quatre fois plus considérable que celui des envois à l'inUrmerie, les ûlles soumises frappées pour les motifs qui viennent I d'être indiqués sont six, sept, huit fois etjusqu'à Bidiz (1885), onze (ifl78) et, pendant ces trois der- " nièrea années, dix-sept et dix-huit fois plus nomhreusea que celles détenues pour raisons sanitaires. Tout le système est dans ce rapprochement, et il ne paraît pas prêl, de se modifier. (Plen au contraire.

Ajoutons que si l'on compare les chinïes de la 2* colonne du tahleau qui précède au nombre des filles inscrites pendant les mômes années, ou remarque que les détentions pour motifs administratifs s'élèvent souvent au double et parfois au triple de ce nombre, et le dépassent presque constamment. Or, parmi ces filles, une bonne moitié

4(2 EXAMEN on BÈGLEMEHT DE LA PROSTiTCTlON

n'est jamais punie. C'est donc deux, trois et quatre arrestationssuiviesd'emprisoDiiementelquelquefois davantage que ces malheureuses ont à subir chaque année du fait même du régime existant.

Comment s'étonner, dans de pareilles conditions, qu'un grand nomI}re d'entre elles cherchent, souvent avec succès, tous les moyens de se soustraire aune semblable situation? Or, en disparaissant, elles cessent d'accomplir leurs obligations sanitaires.

Voilà, au résumé, le plus clair effet du règlement dont la Préfecture de police demande le maintien.

La nocuité, au point de vue de rhygiéne publique, des pénalités excessives en matière de prostitution n'est du reste plus à démontrer, pas plus à Paris qu'ailleurs. Nous en citerons seulement l'exemple suivant, parce qu'il nous paraît tout à fait topique :

«Le professeur Seilz a montré au Congrès i médical international de Paris, en 1867, que depuis que les maisons de tolérance avaient été fermées à Munich, et les prostituées pourchassées et très sévèrement punies, la syphilis avait augmenté chez les hommes fréquentant les hôpitaux dans la proportion suivante :

o Pendant les années 18d9 et 186Û, il y avait 633 et 667 entrées de syphilitiques a l'hôpital; depuis 1861, date du nouveau règlement de la

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