SAINT-LAZARE
Ce tableau, un peu étendu peut-êlre, nous a paru indispensable, pour donner l'exacte impression de la nature à\i régime auquel sont soumises chaque année des milliers de femmes, qui ne se sont rendues coupables d'aucuns crimes ou délits, mais seulement de simples contraventions à des règlements de police, et à des malades que la société a le devoir de soigner et de guérir. Les véhéments anathèmes du docteur Alfred Fournier en reçoivent une éloquente justification.
Quoi d'dtonnant que, pour échapper à un aussi odieux traitement, les filles soumises, qui se Bavent ou seulement se soupçonnent malades, ae soustraient aux visites et essaient par tous Jes moyens do se dérober aux recherches de la police, sauf à répandre autour d'elles la contagion dont elles sont atteintes'/* Et ne sommesnous pas autorisés à conclure que l'existence de Saint-Lazare, au lieu d'être une garantie, constitue une perpétuelle et permanente menace
lur la santé publique ?
PU, ft l'autre ii neuf hïurus pour la 3" IrtprcB soDt dites 6. deux heures uu quart.
11 Les orSces du culte protestant out lieu [ luiures dans un oratoiro spécial ,
» Toutes ies dHenues sont épniies d'assister a %i cuite, et auJ: 'nstriielians ni'jratei et religieui Wtlituées dans l'flalilissemeiil. • I fliglemtnl du ÎS mai 1873. — Service reiigîeii
« La conclusion très simple de tout ceci, disons-nous avec M. le docteur Alfred Fournier, est que, s'il faut une prison pour des prisonniers, il faut un hôpital pour des malades. Le vice radical du système actuel est de confondre des malades avec des détenues. Et de là sont nés, par la force même des choses, des contre-sens et des abus que condamne Topinion publique (1).
(1) Documents relatifs à la police des mœurs. — AuDexe n° 3, p. 8.