‹ La prostitution à ParisChapitre 39 sur 64 · DISPENSAIRES · texte numérisé non relu

DISPENSAIRES

Lyon, ils soient introduits dans des cabinets séparés, d'oii ils passeraient ensuite dans le cabinet du médecin. La seconde, c'est que des consultations aient lieu le. soir, à l'heure où les jeunes ouvriers, les commis, lea petits employés peuvent en profiter.

Je ne saurais terminer ce chapitre sans protester, au nom de l'hygiène publique, contre la clause absurde encore ioscrite dans les règlements de la plupart des sociêlês de secours mutuels, et de presque toutes les caisses de l|révoyance des chemins de fer, clause qui exclue de la délivrance gratuite des médicaments et des

I secours qu'elles distribuent, les vénériens. C'est là une disposition antihumaiue, qui ne s'explique que par la persistance de ce sentiment d'origine religieuse, que la maladie doit être considérée comme le châtiment d'un acte réprouvé par la

Iloi divine.

Le plus grand obstacle à la prophylaxie des maladies vénériennes, on ne peut se le dissimuler, c'est la difficulté de faire entrer, dans l'esprit de bon nombre de nos concitoyens, que le fait d'avoir contracté une affection syphilitique n'est pas une tache indélébile, qui doit nuire à un excellent fonctionnaire ou à un employé dont le travail ne laisse rien à désirer.

Mais c'est là une considération d'ordre moral [ que je me contente de signaler, en espérant que

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