‹ La prostitution à ParisChapitre 41 sur 64 · PROTECTION BES FILLES · texte numérisé non relu

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prostituées d'habitude ont contracté la syphilis, aboutit à des résultats identiques :

Sur 135 malades observées par cet auteur : 13 ont élé contamiuées avant leur début dans la prostitution.

9 ont eu un chancre induré dans le cours de la première année.

5 ont eu un chancre induré après la première année.

85 ont pour la première fois coonudes accidents secondaires danala première année, 19 dans la seconde. 9 dans la troisième, 3 dans la quatrième, 2 dans la cinquième, 1 dans la sixième et 1 dans la septième.

M. Maireauen conclut avecraisou, qu'en gèuéral toute prostituée est syphilisée dans l'année qui suit ses débuts dans la prostitution. Or à quel âge ont-ils lieu? Une autre série d'observations du même auteur l'indique :

Sur 172 femmes dont il a recueilli les dépositions : 5 ont débuté à 13 ans, 7 à 14 ans, 11 à 15 ans, 23 à 16 ans, 34 à 17 ans, 29 à 18 ans, 1 1 à 19 et 13 à 20 ans. Soit 133 lilles entrées dans la prostitution avant leur majorité, contre 39 qui ont débuté aprèa cette éitoque.

En rapprochant ces deuxséries de chiffres, Maireauformule ainsi le résultat de sesrecherches : 1° Les prostituées sont d'autant plus dangereuses, au point de vue de la contagion syphili-

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tique, qu'elles sont plus rapprochées de leur début dans la prostiluiion :

1) 2° Les prostituées mineures éiaot les syphilifères les plus aciives, il y a urgence à les soumettre à une surveillance sanitaire (1). »

Le commissaire central de Marseille, M.Dietze, dans un rapport adressé au maire de cette ville, fait des constatations anologues : a Sur3l4 toutes jeunes allés, amenées pendant les années lS75et ISTfiaubureaudeMœursouâ l'hôpital de la Conception, 112 ont été trouvées malades. Un très grand nombre, de quinze à seize ans, avaient déjà été traitées plusieurs fois (2). »

Le tableau suivant des insoumises mineures envoyées à Saint-Lazare, soit en punition, soit à rinfirmerie, de 1883 à 1888, montre dans quelle proportion se rencontrent parmi cette catégorie les vénériennes :

2'abieau des insoumises mineures envoyées à Saint-Lazare de 1883 à 1

(l)D' Maircau, Sypkilh rt prostilutrs, thèse Paru, 188t.

(a) D- Fiaui, Police des marurs, Paris, 18SS (Dcntu), p. 7B3,

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Je ne veux pas multiplier outre mesure ces chiffres.

Saint-Pétkrsbourc;. — Je menlionne, à cause de leur intérêt tout spécial, les chiffres recueillis à Saint-Pétersbourg par M. le D' Ed. Schperk (1), et cela surtout parce qu'ils montrent comhieo le danger de contagion des lilles mineures est con- Bidérable, même parmi celles qui sont soumises à une sui-veillance sanitaire très exacte :

Prostituées en maisons de tolérance à Saint-Pétersbourg.

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Rapport

M. le D' Schperk a également recherché quelle I étail, parmi la môme catégorie des fllies do mai- 1 son, classées suivant leur âge, pour l'année 1872, sla proportion de l'infection syphilitique récente

(1} Ed. Schperk. Becherches slalistiqu^s !ur la syphilis dnn^ la population féminine de Sainl-PHe^sliourg, Annales d'hj- ^ênr publique et de médecine légale, T série, t. XLIV et a part.

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ou non et da chancre simple, et il a résumé le résultat de ses études dans le tableau suivant :

Proportion de Vinfeciion syphilitique récente ou non el du chancre si^nple à Sainl-Pélersbourg.

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