‹ La prostitution clandestine à ParisChapitre 5 sur 131 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

dance échangée entre le père ou la mère et la Préfecture de police, tous les efforts tentés pour que les mineures soient accueillies dans la maison paternelle. On trouve dans cette correspondance un reflet caractéristique de l'état d'esprit des parents, en même temps qu'une photographie de l'état moral des jeunes filles dévoyées.

L'ensemble de ces relations fournit le moyen de constituer les dossiers qui forment un tout très important pour l'étude de la prostitution. Dans le chapitre III, après avoir mentionné les traditions du dispensaire et discuté l'utilité de dispensaires multiples, je démontre la nécessité d'une statistique spéciale pour distinguer les unités malades du groupe des maladies; j'examine en détail et par années, les affections diverses rencontrées chez les insoumises mineures.

Dans le chapitre IV, j'établis, pour les insoumises majeures, une classification analogue à celle qui a été adoptée pour les mineures. Je fais, en outre, la statistique générale de l'ensemble de ces deux grandes divisions. Plusieurs tabloaux donnent le groupement des insoumises par catégories en suivant l'ensemble de la période analysée. Deux tableaux graphiques et une énumération générale des maladies comparées au nombre des arrestations complètent l'ensemble de ce chapitre.

Dans le chapitre V, je m'occupe de l'infirmerie de Saint-Lazare, en mentionnant les critiques dont elle a été l'objet ; je signale les modifications qu'on pourrait apporter dans son régime. Je montre l'utilité du passage de l'insoumise au dispensaire, après la sortie de Saint-Lazare. II m'a paru nécessaire d'insister longuement sur Pincurie déplorable des prostituées clandestines, en ce qui concerne leur santé, et leur peu de souci des maladies qu'elles peuvent transmettre. J'ai dû citer des exemples nombreux pour éclairer ceux qui supposent que la prostituée clandestine s occupe de son état pathologique et réclame les soins qui lui sont nécessaires. Cette illusion, qui existe chez certains médecins, devait être signalée et combattue, parce qu'elle est dangereuse, au point de vue de l'hygiène publique.

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