‹ La prostitution et la traite des blanches à Londres et à Paris... -- Dr MinimeChapitre 13 sur 76 · LA. MAISON DE TOLÉRANCE · texte numérisé non relu

LA. MAISON DE TOLÉRANCE

Dans un excellent rapport présenté au Conseil municipal en 1882 par M. le D r Louis Fiaux (1)., travail trop peu connu et jugé avec une partialité dédaigneuse par l’administration, nous trouvons sur cette question des documents authentiques parmi lesquels nous puiserons largement.

C'est sous l’égide de l’administration que s’établissent les maisons de prostitution réglementaires. On sait que le privilège de tenir ces maisons, privilège qui est susceptible de donner des bénéfices aussi élevés qu’une bonne Recette générale, .est subordonné au seul bon plaisir du Préfet de police. On comprend dès lors qu’une faveur qui peut donner cinquante ou cent mille livres de bénéfices annuels soit vivement recherchée et que le fonctionnaire qui la dispense soit l’objet de sollicitations et de tentations de toutes sortes.

(1) Rapport présenté par M. L. Fiaux, au nom de la Commission de la police des mœurs, au Conseil municipal de Paris, séance du 26 avril 1882.

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