‹ La Protection de la MaternitéChapitre 11 sur 38 · TT, IP · texte numérisé non relu

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Elles sont surveillées médicalement et soumises à l'hygiène qu'exige leur état.

Quand elles ont séjourné quelque temps à Fasile et qu'elles sont transportées dans les hôpitaux où doit avoir lieu leur accouchement, elles se trouvent dans les coriditions les plus favorables à tous égards.

L'Asile Michelet a coûté 600.000 fr. ; il a un budget de plus de 100.000 fr. par an.

Le prix de-revient total de la journée ressort à 1 fr. 89, chiffre bien inférieur au prix de revient d’une hospitalisation dans un service médical.

Comme l’a fort justement défini M. Strauss, le refugeouvroir, dont l'Asile Michelet peut être considéré comme le modèle, est à la fois un refuge, un foyer réconfortant et un sanatorium de grossesse, un précieux instrument de puériculture ; il est donc triplement utile, au point de vue de l'hygiène physique et morale de la mère et de la protection.

Nous verrons plus loin ce que l'initiative privée a créé dans ce genre. Il nous faut tout d'abord examiner ce que l'Assistance Publique peut faire pour la femme enceinte avant ses couches.

C'est malheureusement bien peu de chose, car les seuls secours qui sont distribués à Paris par les bureaux de bienfaisance ne sont que de 15 à 25 francs par mois pendant seulement les deux derniers mois de la grossesse. Or pour que l’ouvrière se décide à s'adresser au bureau de bienfaisance, il faut qu'elle soit arrivée aux dernières limites de la misère et de la dépression morale.

C’est seulement par les inspections à domicile que l'on pourrait apporter un correctif à cette répulsion, et malheureusement ces sortes de visites ne sont pas organisées dans les bureaux de bienfaisance. De sorte que l'ouvrière, quand elle n'y est pas contrainte par une

= DQ = réglementation bienfaisante, travaille jusqu'au dernier moment, jusqu'à l'épuisement de ses forces et de ses ressources.

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