S 3 — INSTITUTIONS DE L'INDUSTRIE PRIVÉE
A côté des œuvres spéciales dont nous venons de parler plus haut, les industries privées, grandes entreprises, compagnies, etc. donnent de plus en plus l'exemple.
La Compagnie des chemins de fer d'Orléans accorde un
DURS congé de six semaines à l'occasion des couches avec salaire payé iutégralement,.
La Compagnie des Chemins de fer de l'Est donne à ses employées leur traitement intégral, en y ajoutant un
secours de 50 fr. versé dans les trois mois qui suivent la naissance.
Les Chemins de fer de Ceinture accordent à leurs employées un congé d'un mois avec solde entière.
Les Chemins de jer économiques paient la solde entière jusqu'à concurrence de soixante jours de maladie consécutifs.
La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris fait bénéficier ses employées des soins médicaux et pharmaceutiques gratuits ; cette mesure est d'ailleurs imposée par le contral de concession. Pour l'accouchement, trois sages-femmes attachées au service médical donnent gratuitement leurs soins aux malades, qui, en outre, ont leur salaire payé jusqu'à complète guérison et au besoin pendant une année. Une allocation de 25 francs est, de plus, attribuée à celles dont le mari employé à la Compagnie touche un salaire inférieur à 2.400 fr.
Au Bon Marché, toute employée accouchée touche une indemnité de 100 fr., et sa place lui est réservée durant son absence. Les ouvrières, dans le même cas, touchent une allocation de 60 fr.
Aux Grands Magasins du Louvre, les employées ont droit à un repos rémunéré de six semaines; elles reçoivent, en outre, depuis octobre 1892, une allocation égale au montant du traitement qui ne peut être inférieur à 75 fr.
Les Galeries Lafayette accordent à leurs employées en couches un congé de trois mois et un secours de 100 fr. par mois pendant cette durée; le congé et le secours
peuvent être augmentés. La caisse de secours fait un don de 50 fr. ou 100 fr, suivant les cas.