‹ La Protection de la MaternitéChapitre 16 sur 38 · RES · texte numérisé non relu

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Les Magasins du Printemps -accordent une allocation de couches de 200 fr. aux employées qui sont dans la maison depuis un an au moins et dont les émoluments annuels ne dépassent pas 3.000 fr.

Aux Etablissements J. Thiriez père et tils, à Lille et à Loos, les femmes accouchées reçoivent pendant six semaines les mêmes secours que si elles étaient malades et qui varient suivant l'ancienneté. Elles ne peuvent reprendre le travail avant six semaines ; à l'âge de trois mois, l'enfant est admis à la crèche de l'établissement.

Aux Cristalleries de Baccarat, les ouvrières touchent une indemnité de couches de 40 fr. pour un repos obligatoire de six semaines.

La Société des soieries de Besançon ne permet de reprendre le travail que trois semaines après les couches. Elle alloue à ses employées accouchées une indemnité journalière de 40 °/, du salaire, auquel elle ajoute une allocation de 15 fr.

Nous pourrions encore allonger indéfiniment cette liste, car, comme nous l'avons dit, l’ingéniosité de l'industrie dans les créations de ce genre est inépuisable.

En somme, pour tout ce qui touche la protection de la maternité, dans toute son étendue, l'action de l'Assistance Publique est généralement d'une insuffisance notoire.

Les créations de l'initiative privée au contraire sont aussi nombreuses que diverses; elles semblent prévoir tous les cas, toutes les situations, toutes les misères. Mais ces dernières sont si nombreuses et si pitoyables, que les ressources infinies de la charité privée y suffisent à peine, et qu'il serait à souhaiter que l'Etat intervint pour y suppléer largement.

L'industrie, sous l'impulsion stimulante de considé-

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rations d'où l'intérêt n'est pas toujours exclu, fournit un grand et noble exemple, encore que l’on puisse regretter qu'elle accorde plus aux crèches qu'au repos avant et après les couches.

Il nous reste à examiner quel est le rèle de F'Elat dans cet ensemble de problèmes sociaux, ce qu'il a déjà fait, ce qu'il prépare ; et nous essaierons de dire ce qu'il devrait faire.

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