‹ La Protection de la MaternitéChapitre 21 sur 38 · RAT · texte numérisé non relu

RAT

Marin sent bien d'ailleurs que la situation n'est pas la même quand il nous dit en parlant de la prolongation du congé : « Vis-à-vis des administrations, nons avons pu agir ainsi et englober dans la loi la solution de ce point très grave ; mais dans l'industrie privée nous sommes obligés de procéder autrement. Nous voulons assurer le congé, mais pour ce qui est des prolongations, nous sommes amenés à considérer ces prolongations exceptionnelles comme nécessitées plutôt par l'effet d'une maladie que par les couches normales. Pour ne pas compliquer ici la loi qui doit porter essentiellement sur le repos de maternité, nous ne réglons pas cette question, qui est extrêmement compliquée, par le même texte. On nous opposerait encore d’ailleurs l'objection des certificats de complaisance, soit de la part des médecins de la malade, soit de la part des médecins des œuvres privées qui serviraient d'intermédiaires, soit de la part des médecins officiels, et nous risquerions de nous trouver devant des difficultés supplémentaires pour mettre sur pied la loi et la faire passer. » (1)

Le repos de quatre semaines après l'accouchement paraît donc rallier tous les suffrages. On est également d'accord pour le décréter obligatoire. Mais on peut se demander à quelles catégories de femmes cette obligation doit s'étendre.

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