‹ La Protection de la MaternitéChapitre 9 sur 38 · ME · texte numérisé non relu

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place et 89 pour payer le mois de nourrice de leur enfant ; 101 pour aller reprendre et soigner leurs enfants, ces derniers étaient en garde, ou soignés par ie mari; 9 pour reprendre leur enfant, 26 pour aller au Vésinet. Enlevez à ces femmes la préoccupation du lendemain, bien plus encore pour leur enfant que pour elles-mêmes et alors seulement elles resteront, après leur accouchement, le temps nécessaire à leur complet rétablissement. »

Les femmes se reposent généralement neuf jours, et si elles sont chargées de famille elles retournent à leur travail. Il leur faut vivre.

Le repos après les couches n'est pas seulement utile à la santé de la mère, mais encore à la santé de l'enfant. Il permet à la mère de l'allaiter et d'éviter ces causes de mort que nous avons relevées plus haut : diarrhée infantile, gastro-entérite, dues en général à l'allaitement artificiel.

L'allaitement maternel doit être considéré comme une loi naturelle qui s'impose. Chez les barbares, selon Tacite, l'allaitement maternel était en honneur. Mahomet prescrit aux mères d’allaiter leur enfant pendant deux ans.

Plus près de nous, Théophile Roussel, dans un rapport du 3 juin 1874, au nom de la commission chargée d'étudier le projet de loi voté plus tard, disait : « Tout ce qui éloigne l'enfant de la mère le met en état de souffrance et de danger de mort. »

Le professeur Pinard nous dit que « le droit de l'enfant à la mère est sacré ». Rien ne peut la remplacer.

Enfin la mère elle-même en faisant «l'apprentissage de la maternité puisera dans son affection assez de force pour résister à toutes les tentations mauvaises ». (1)

(1) J. O. Documents parlementaires, Sénat 1899. Annexe no 235.

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